Guyane suite !

Après 14 jours de « quarantaine » imposés par la préfecture de Guyane, nous reprenons quelques « activités ». Pendant ces 14 jours nous avons pu bricoler à bord et Joëlle en a profité pour avancer son carnet de voyage qui avait pris un certain retard ! Il faudra bien quelques semaines encore pour combler ce décalage !

N’empêche que pendant cette « quarantaine », personne n’est venu nous contrôler, tant mieux, mais ce n’est pas sérieux de la part de l’ARS ! 🤔 Surtout au vu des restrictions drastiques qui sont mises en place ici (couvre feu comme en temps de guerre, interdiction de circuler, de se baigner etc. malgré le déconfinement en place !).

Nous avons heureusement des contacts (à distance !) avec nos voisins de ponton et nous reprenons le rythme de la vie dans cette « marina » un peu particulière !

Un temps aussi de réflexion sur la suite de notre voyage avec des contacts vers la Martinique (Chimère qui est dans un cas similaire !), Trinidad et les ambassades de France sur les îles des Grenadines, afin de trouver les solutions les plus adaptées à un bon passage, à l’abri, de la saison des cyclones (juillet à mi-novembre). Nous avions envisagé de laisser Kéjadenn à Port of Spain, la capitale de Trinidad et Tobago. Nous pensions y arriver vers la mi-juin, sortir le bateau sur un terre-plein, le nettoyer et le désarmer pour rentrer en métropole le 28 juin (billets réservés à l’avance !). Seulement voilà, le Covid 19 est passé par là, avant nous, et a fait fermer toutes les frontières (voir notre « blocage » à Alter do Chao !). Trinidad n’a pas échappé à cette mesure. Ils ont même décidé de ne les « ouvrir » qu’en dernier dans leur plan de « déconfinement » ! Ce qui veut dire qu’elles ne seront ouvertes que mi-juillet voir peut-être fin juillet en fonction de la situation ailleurs dans le monde ! Bah oui chez eux il n’y a pas beaucoup de cas mais ils ne veulent pas en voir venir de l’étranger. A tel point que même les Trinidadiens qui étaient partis de leur pays avant le 15 mars n’ont pas pu revenir chez eux et encore aujourd’hui il y en a qui sont toujours « coincés dehors » !!

En plus la compagnie aérienne a annulé un des vols de notre retour. Il nous faut donc revoir notre programme ! Nous avons d’abord fait une demande de remboursement et attendons la suite …Puis quelles alternatives pour laisser Kéjadenn pendant la saison cyclonique et notre retour « provisoire » en métropole ?

Nos amis, Christine et Patrick, de Chimère, actuellement en Martinique, viennent de rejoindre un groupe de six voiliers qui doit descendre à Cariacou (Grenadines) pour y sortir les bateaux au sec et retour en Martinique en 48h maximum. Cette virée leur permet de mettre le bateau plus à l’abri qu’en Martinique et de ne pas avoir une quatorzaine à faire en y revenant. Ensuite ils rentrent en Bretagne (Sarzeau) au lieu d’aller visiter le Pérou comme ils l’avaient envisagé ! Nous n’avons pas le temps de remonter jusqu’à Cariacou pour sortir Kéjadenn là-bas et les autres îles sont déjà fermées ou saturées de bateaux au sec …

La solution, qui se profilait depuis quelques jours, de le laisser ici à Dégrad des Cannes, s’avère être de plus en plus sérieuse et fiable. En effet, en partant d’ici, le bateau sera en sécurité et nous devrions pouvoir éviter de refaire encore une quatorzaine arrivés en métropole ! Une fois désarmé il ne craindra pas grand chose. D’autant plus qu’il sera au milieu d’autres bateaux habités en permanence et donc surveillé au quotidien. Par contre, comme il va être à l’eau tout ce temps là, il sera à nettoyer en carène en revenant car les balanes poussent bien ici ! Peut-être même qu’un carénage complet serait à envisager à Trinidad ou Grenade ? On verra ça en temps voulu !

Les billets sont donc pris pour le 17 juin, ✈️ directs vers Paris puis un train 🚂 vers Grenoble pour récupérer une voiture, 🚜 choisie par Brieg. En attendant nous reprenons contact avec La Guyane. Entre les petits travaux, périodes à « ne rien faire » et autres temps libres et chauds, nous faisons quelques balades à pieds avec Valérie.

Les belles balades, le remplissage de la bouteille de gaz et le désarmement de Kéjadenn nous ont bien occupé dans les jours précédents notre départ pour la métropole. Jusqu’au dernier moment nous avons craint de ne pas pouvoir partir ! En effet la pandémie du COVID 19 a pris un envol remarquable dans les derniers jours avant notre départ prévu ! Couvre-feu les week-end et les soirs après 19h00 !

Il était bien temps de rentrer en métropole !!

C’est, comme prévu, le 17 juin après midi que nous embarquons dans un avion, destination Paris Roissy…. Un dépistage à Grenoble nous permet de rassurer tous nos proches et nous même ! Nous ne sommes, ni l’un ni l’autre, porteur du virus !! Tant mieux !!

La suite, pour la plupart d’entre vous, nous vous la conterons de vive voix en passant vous voir. Pour les autres, car nous ne pourrons pas visiter tous les « Amis de Kéjadenn », je mettrai, en fin d’été, un petit résumé de nos pérégrinations métropolitaines !

A suivre donc !! 😊 🦎

Dernières minutes : des nouvelles de Guyane que nous avons reçues quelques jours après notre arrivée à Grenoble ! ⛄🤨

Ce n’est pas le 1er avril mais tout est tellement chamboulé depuis ce satané virus !!

😂 Y a plus de saison ❄️🌴🎄ma pauv’ dam’ !! 🤣

Mis en avant

Bonjour à toutes et à tous ⛵

C’est de métropole que j’écris ces quelques lignes ! En effet nous avons réussit à revenir sans trop de difficulté ! Kéjadenn est gardé par nos amis de Cayenne et de la marina, à Dégrad des Cannes….. Je vous mets tout ça dans un article juste en dessous !

Une tournée des amis et familles sur plusieurs mois et puis en décembre ce sera retour à Cayenne. Et là on avisera de ce qu’on pourra faire (Covid ou pas ?) et de ce qu’on aura envie de faire ….

Ps: Les nouveaux articles sont publiés en dessous. Allez les voir ! 😉 J’en profite aussi pour compléter et mettre à jour les articles précédents…. 🤗 N’hésitez pas à les relire car j’y ai rajouté des photos et des morceaux de notre aventure !

Bonnes lectures et à bientôt !

Comment on retrouve la Guyane ?

Un dernier « churrasco » en compagnie de tout le monde, avant de partir de la pousada.

Avant de partir, un petit rafraîchissement pour être propret …

Puis Jova nous emmène en voiture à l’aéroport, c’est le début d’une nouvelle aventure…

Arrivés à Belem, taxi 🚕 puis hôtel, tout le monde masqué…(comme au bal ?)

Mais c’est un chauffeur Uber 🚗 qui nous emmène à l’aéroport de Vals de Cans, celui de Belém, pour un vol vers Macapà ! 🛫

Partis avec 3/4 d’heure de retard, nous arrivons à Macapà seulement 20 minutes après l’horaire prévu ! C’est un autre chauffeur Uber qui nous conduit à la Rodoviaria (gare routière) de Macapà à l’autre bout de la ville. Il y a un bus 🚍 ce soir à 19h et on peut acheter les billets 🎟️sur place ! Super ! Nous n’aurons pas besoin d’une nuit d’hôtel. Juste quelques heures d’attente devant la gare pour recharger les téléphones et éviter de se faire « dévorer » par les fourmis🐜 locales en restant immobile ! …

Les presque 600 kms de route, dont 150 de piste quelque peu défoncée et boueuse à cause des pluies équatoriale 🌧️ de ces dernières semaines, ont étés franchis en un peu plus de 12 h.

Le pilote, car s’en est un, sûrement, a négocié à merveille les ornières bien glissantes, les ponts de bois pas toujours très larges ni en très bon état et la fatigue car il était seul pour tout le trajet !! Chapeau 👏!! Nous n’avons pas eu à descendre du bus pour qu’il passe des endroits difficiles ni besoin de se faire remorquer par un tracto-pelle en plein milieu de la nuit ! Si vous voulez vous rendre compte de ce que nous avons évité, voici un aperçu (lien)

Oiapoque, ville frontière entre le Brésil et la Guyane française, nous accueille sous une pluie relativement 🌧️ drue. Un taxi local 🚖 nous trimballe de la Rodoviaria à la Policia Federale 👮‍. Le coup de tampon 🛂 sur le passeport est obtenu rapidement si ce n’est qu’on était 10 minutes avant l’heure 🕗 d’ouverture du bureau et qu’il a fallu attendre, à l’abri devant une panaderia ! Sinon pas de problème, même avec un temps de séjour au Brésil qui a largement dépassé les 90 jours réglementaires. Les autorités brésiliennes ont reçu des consignes pour assouplir ces règles là pour cause de Corona virus !

C’est dans cet abri, en buvant notre dernier café zinho que nous avons rencontré Everode. Il est martiniquais et rejoint Cayenne pour y prendre un avion afin de rentrer chez lui. En faisant connaissance, nous découvrons qu’il était dans le même avion que nous à l’aller de Cayenne à Belém avec « détournement » par Fortaleza et c’est ensemble que nous essayons de rejoindre la Guyane …

Nous y sommes accueillis par les policiers de la PAF 🛃 (Police Aux Frontières). Distances, masques 😷 et attente des personnes du dispensaire de St Georges, représentantes de l’ARS (Agence Régionale de Santé) 🏥 de Guyane. Quand elles arrivent, leur thermomètre n’a plus de pile ! En guise de test, que nous croyions avoir à passé, nous ne faisons que répondre à un gentil questionnaire ! Puis quand le nouveau thermomètre arrive, avec une bonne pile, nous sommes déclarés aptes à continuer notre périple guyanais. Ce ne serait pas sympa de notre part si je ne signalais pas que c’est grâce à leur véhicule 🚑et chauffeur de service que nous avons rejoint St Georges et notre hébergement chez Modestine. Merci monsieur et mesdames de l’ARS !

Pendant que je suis dans les remerciements, je n’oublie pas le consul de France à Macapà qui nous a donné de précieuses informations pour ce retour aventureux ! Et il faut surtout faire un GROS MERCI à Valérie 😉 qui nous a dégoté le taxi, l’hébergement et qui tout au long de notre séjour à Alter do Chao a fait des pieds et des mains pour nous trouver des solutions de retour ! Il ne se passait pas deux jours sans qu’elle nous envoie un petit mot de soutien et/ou des contacts pour un bateau ou autre moyen de transport ! Donc GRAND MERCI à toi Valérie 😘😘 !!

Nous repartons donc de St Georges très tôt le mardi matin. Quand je dis nous, c’est effectivement à trois que nous montons dans le taxi de Mr Alberto. Ben oui Everode profite de cette aubaine de transport car il n’y a rien d’autre de possible pour lui pour rejoindre l’aéroport de Rochambeau. Il n’avait aucune information concernant l’arrêt des transports côté Guyane et se serait sûrement trouvé bien coincé pour prendre son avion ce mardi soir ! Nous le déposons très en avance mais heureux d’y être et le taxi nous débarque à Dégrad des Cannes vers 8h30. Nous y retrouvons Kéjadenn ⛵⚓ bien amarré et sagement à nous attendre sur son ponton.

Nous avons obligation de rester 14 jours de « quarantaine » sur Kéjadenn sans pouvoir aller naviguer ni même aller marcher sur le terre-plein ! Nous avons un peu de nettoyage à faire. Surtout en extérieur, pont, casquette et cockpit ont bien pris la poussière locale et les pluies équatoriales ne les ont pas assez rincés. Pour l’intérieur, nous avons été agréablement surpris. Pas de trace de moisissure, ni d’odeur de renfermé, pas d’eau dans les fonds, juste quelques mouches et moustiques prêts à nous « dévorer », mais sans grande méchanceté ! Un petit gecko 🦎 est sur le pont avec un refuge en pied du mât !

Voilà nous y sommes sur notre bateau et nous allons envisager sereinement la suite de notre programme. Même s’il va se trouver un peu chamboulé, nous allons le prévoir avec les circonstances du moment afin de pouvoir laisser Kéjadenn en sécurité quelque part pendant que nous allons rendre visite à nos amis et familles en métropole durant la saison des cyclones 🌪️ qui passent sur les Caraïbes entre juillet et novembre !

A suivre ….

Toujours au Brésil 🇧🇷 😉

Et oui ! Ça continue sur le mode confinement…😷

Nous sommes encore à Alter do Chao et nous avons bon espoir de pouvoir rentrer en Guyane vers le 6 mai prochain… Pour ça il va falloir que nous prenions un avion pour aller à Belém, puis un autre pour aller à Macapá. De là il nous faudra prendre le bus pour faire 500 km pour aller à Oiapoque (ville frontière avec la Guyane). Et quand nous y seront, les gendarmes devraient nous mettre en quarantaine sur notre bateau ! 14 jours sans sortir et « sans contacts » sauf pour les ravitaillements.

Mais nous aurons l’occasion de bricoler sur le bateau 🛠️🔩⚙️ et d’y faire un grand ménage 🚮

Pour l’instant, c’est encore l’attente qui est au menu ! Et j’en profite pour vous mettre quelques photos du moment, ainsi qu’une vidéo… (lien)

Nous nous occupons 😉…

Nos smartphones n’ont jamais autant chauffé ! Les jeux, les recherches de moyens de sortir d’ici, mais aussi les séries et/ou films téléchargés en plus de bouquins déjà dedans ou sur la liseuse. Nous sommes assez souvent devant nos écrans…. Mais pas que !

Nous poursuivons toujours notre maintien de forme. Pour cela, Joëlle suit les conseils de Sandra et fait son Qi-qong tous les matins, et nous nageons dans la piscine, environ 600 à 1000 mètres par jour. Ça fait beaucoup d’aller retour vu que le bassin ne fait que 6m de long ! 🔃 Quelques promenades vers le village pour aller à la plage et /ou faire des courses nous donnent la bonne quantité de pas quotidiens 👣. Et puis nous dormons bien 💤

Nous discutons aussi souvent avec nos voisins. Et là c’est assez mélangé comme langage. Nous avons recours à plusieurs langues. L’espagnol 🇪🇸 est leur langue principale, mais parfois le portugais 🇧🇷 est nécessaire, parfois un peu d’anglais 🇬🇧 et souvent le français 🇫🇷. Les mains 👌🤲 sont aussi d’une aide importante.

Nous passons quelques soirées à jouer. Nous faisons des échanges de jeux 🎲🃏. Chacun y mettant du sien, cela fonctionne très bien. Cela nous fait beaucoup rire 😂 🤣 et c’est bon 👍.

Je vous mets aussi un petit aperçu de ce que nous recevons et/ou envoyons par whats’app…. 😷😂🌍

Bref, comme disait Pépin, nous vous conterons la suite dans un prochain épisode…

Denisse et Tony

Ce sont nos compagnons de confinement ! 😷

Nous avons passé presque 2 mois avec eux dans la pousada amazonia à Alter do Chao.

Denisse est mexicaine 🇲🇽 et Tony est italien 🇮🇹. Ils étaient partis du Mexique pour un voyage vers l’Inde. Leur vol à été annulé et un avoir leur a été proposé sous la forme d’un vol vers Bogota en Colombie. Ça n’est pas du tout la même chose mais ils en ont profité pour aller de Colombie vers l’Amazonie et se sont retrouvés à Santarém après avoir fait une descente du grand fleuve et un bon arrêt à Manaus.

Ils vendent des bijoux qu’il et elle fabriquent toute l’année. Des « bijoux de plage », c’est comme ça qu’ils les appellent car ils les vendent surtout dans les endroits touristiques (Ibiza, Cacoon et d’autres encore !). Leurs fabrications sont à base de fils de chanvre ou autres fibres et de pierres semies précieuses qu’ils achètent en Inde (d’où ce voyage initialement prévu !). Le tout assemblé par des variantes de nœuds de macramé.

La suite de leur programme était d’aller jusqu’à Salvador de Bahia et de retourner au Mexique pour revendre les bijoux fabriqués pendant le voyage.

Actuellement ils envisagent de rester sur place jusqu’à ce que la situation s’améliore nettement sur le Brésil. Ils ont bien l’intention d’aller jusqu’à Bahia mais en parfaite santé !

Nous avons partagé de très bons moments avec eux malgré les difficultés linguistiques, surtout pour nous ! Denisse parle espagnol, bien sûr, et très bien l’anglais. Tony, lui il parle italien mais ne s’en sert qu’au téléphone avec sa famille. Mais il parle espagnol et anglais très couramment. Nous bafouillons un peu d’espagnol, de portugais et d’anglais. Le langage des mains nous aide beaucoup et petit à petit on y arrive pas mal du tout !

et peut être les recroisera-t-on sur une île des caraïbes…. Quand nous y serons….

Nous et Corona virus ?

Nous sommes, comme tout le monde, soumis au confinement à cause du virus qui voyage. Nous avons pu nous « réfugier » dans un coin du Brésil, un petit paradis non touché mais qui subit les consignes de sécurité et de fermeture des commerces etc… Je vous mets déjà quelques photos de cet endroit très sympa qui se nomme Alter do Chao sur le Rio Tapajos, affluent de l’Amazone, à côté de Santarém.

Nous allons certainement y passer plusieurs jours, au soleil, à la piscine, dans une pousada charmante en attendant les autorisations de rejoindre Kéjadenn à Cayenne. Pour lui tout va bien, il est surveillé par ses voisins qui nous en donnent des nouvelles ! 📰👍

Une pensée vers celles et ceux d’entre vous qui sont coincés chez eux.

À très bientôt…

Comme promis, voici d’autres photos et quelques nouvelles. 📰😉

Je vous mets aussi des liens vers des petites vidéos que nous avons faites pour vous montrer les lieux 🌧️ et les animaux ! 🦋

Depuis bientôt 1 mois que nous sommes ici, ça commence à faire long ! 😕 Mais je ne vais pas me plaindre, il y a pire comme espace de confinement 😉

Nous y vivons avec un autre couple (plus jeune !)(lien). Eux aussi ils attendent de pouvoir continuer leur voyage vers Bahia puis retour au Mexique, mais quand ?

Les propriétaires de la Pousada Amazonia sont aussi bien sympas, mais un peu plus distants.

Les activités sont assez peu variées : cuisiner, manger et boire aussi (il faut s’hydrater 🍻). Nager à la plage ou à la piscine. Chercher un moyen de transport pour renter au bateau (et heureusement que nous avons un peu de connexion 🌍🇧🇷).

Nous en profitons aussi pour échanger avec vous, par wats’app ou par e-mail et mettre à jour les articles de Kéjadenn.fr

De nombreuses photos et vidéos circulent sur la toile et ça fait plaisir de rire ensemble ou presque des bêtises et des jolies choses qui sont produites en ce moment 👽😕😂😍

Amazone

C’est à partir du Porto Mega de Belém…

que nous embarquons à bord de l’Anna Karolina VII

pour remonter l’Amazone jusqu’à Santarém.

Et puis plein de photos pour vous le faire découvrir. Ce ne sera pas dans l’ordre chronologique mais plutôt par découvertes et surprises que nous avons rencontrées.

Tout d’abord le départ, quand même ! Il devait avoir lieu à 16h00. Mais les marchandises livrables aux escales sont tellement nombreuses que ce n’est qu’à 22h30 que les amarres furent larguées !

Mais aussi des balluchons de vêtements, des fruits, des légumes et même 3 voitures et 2 motos. Tout est rentré dans les soutes et dans le 1er pont (au ras de l’eau !)

C’est donc de nuit que nous avons quitté Belém. Le voyage doit se passer sur 3 jours et 3 nuits. Les dortoirs sont sur les 2 ponts du dessus. Il existe des cabines avec lits ou hamacs et la clim ! Nous avions pris des billets pour le dortoir et avons donc installé nos hamacs.

Une petite vidéo pour vous faire découvrir le bateau à l’intérieur (lien) et à l’arrière (lien).

En route, on rencontre toutes sortes d’embarcations !

Sur certains tronçons, nous sommes sollicités par des enfants en pirogue à la pagaie. Ils attendent que les passagers leur lancent des sacs avec des bonbons ou des vêtements ! Si les sacs sont bien fermés ils les récupèrent assez rapidement, sinon les sacs coulent ! 😞

Nous avons fait des escales, prévues bien sûr ! Breves, Gurupa, Almeirim, Prainha, Monte Allegre et Santarém notre destination. Voilà pour les arrêts « officiels ». Il y en eut d’autres en cours de route. Pour embarquer ou débarquer des colis, mais aussi des passagers ! (lien)

Entre deux arrêts, il y a aussi des vendeurs « ambulants » qui abordent (lien) le bateau en pleine vitesse et viennent proposer leurs marchandises 🇧🇷

Pendant le trajet, les travaux de réparation ou d’entretien se poursuivent ! (lien)

Je vous mets aussi un petit aperçu des couleurs de l’Amazone et de ses lumières…

Et puis il y a les situations insolites et surprenantes…

Joëlle a si bien dessiné les animaux des différents billets brésiliens que chacun de ses admirateurs lui a demandé son « portrait ». Elle a même prêté ses crayons de couleurs à une jeune fille qui s’ennuyait un peu sur le bateau !

Les « îles flottantes » prennent toutes les formes et sont parfois très vastes ! (lien)

Nous faisons une arrivée à Santarém en début de soirée et l’accueil y est un peu froid et distant. Le virus est craint comme la peste👽. Les passagers descendent un par un avec un mètre d’écart entre eux et surtout avec les « autorités » devant vérifier les noms et noter le relevé de la température frontale, prise à distance ! 📝🌡️😷😇. C’est bon pour nous. On est passés même avec les problèmes de communication dus à notre difficulté à bien comprendre et parler le brésilien 🇧🇷🤔

La suite de notre périple amazonien sera traité dans le prochain article sur Santarém…

Belém et Marajo

Nous sommes dans l’état du Pará de nouveau au Brésil 🇧🇷

Un départ d’avion retardé, soit disant pour problème technique, nous oblige à faire un détour par Fortaleza afin de rejoindre Belém avec 48h de retard.

Un hôtel du centre ville nous sert de base pour nos visites. Mais les musées viennent de recevoir la consigne de fermer à cause du Corona virus! Dommage on aurait bien aimé voir l’intérieur du théâtre de la paix qui est, paraît-il une réplique de celui de Manaus.

Une balade sur les quais nous amène au Ver O Peso, le marché aux poissons et de tout le reste, de Belém.

On en profite pour y acheter nos billets de bateau pour la traversée vers Soure sur l’île de Marajo, en face de Belém (4 heures de trajet à 20 nœuds tout de même 😉).

Après 2 jours dans cette grande ville, nous goûtons au calme de Soure et l’île Marajo.

Le jour même de notre retour de Marajo, nous prenons un autre bateau pour Santarém. Ce sera 3 jours et 3 nuits de voyage….

Guyane nous voilà !

C’est avec plaisir que nous allons rejoindre le port de Degrad des Cannes en Guyane. Nous allons y retrouver des amis et ça c’est bon !

Le trajet depuis Lençois fût peu venté au début et même avec un peu de courant contre. Puis le vent s’établit avec quelques épisodes où il nous a fallu réduire la voilure sensiblement. Dans un de ces moments, une vague osa nous envoyer quelques échantillons de son eau chaude et salée qui passèrent par le hublot du carré et eclabousserent l’écran de l’ordinateur. Ça n’aime pas du tout la flotte ces appareils et quelques heures plus tard il ne voulait plus rien afficher !

Nous avons donc repris les méthodes « anciennes », avec le GPS et la carte papier pour y reporter le point régulièrement.

C’est le 3 mars (17h23’45 » TU) que nous avons repassé la Ligne de l’Equateur (lien). On y a même vu une « borne » de signalisation 😉

Une aide de la tablette, avec son propre GPS, nous permis de faire l’entrée de nuit dans un chenal bien balisé et nous amène à un mouillage en bord du fleuve où nous dormirons au calme ! Ce n’est que 2 jours plus tard que nous posons Kéjadenn au ponton, à l’étale de basse mer avec l’aide des « habitants » du port. 

Pendant ces 2 jours nous avons pu retrouver Alain, Juliette et toute la famille de Sandra. Guilen et son nouvel amour, Sheddi. Gladys et Sylvain sont là aussi mais sans les enfants ! Ça fait tout drôle de se retrouver là sans tout le groupe de Guyane Attitude ! 😯

Valérie et Pascal, avec Nicolas nous ont accueillis à bras ouverts. Tytty nous a fait une visite chez Valérie et même une invitation pour notre retour du Brésil. C’est super de retrouver tous les amis ! 🤗❤️

Puis nous avons loué une voiture et avons d’abord chercher à résoudre notre problème d’écran…. Pas facile de trouver le matériel adapté, et même après plusieurs essais, nous n’avons rien trouvé ! On verra plus tard…

On en profite pour aller faire un tour au marché de Cayenne…

… Pour y déguster une bonne soupe chez les Hmongs. Elle sont toujours aussi copieuses, chaudes et délicieuses 🤗👍

Avec la voiture, nous avons été visiter le Bagne des Anamites, que nous n’avions jamais vu. En voici un aperçu.

Nous sommes aussi retourné aux chutes de Fourgassié que nous avons trouvé un peu abandonnées.

Puis Pascal nous a gentiment emmenés à l’aéroport de Cayenne. Il l’a même fait 2 fois car le 1er vol a été annulé ! Merci à lui 👍🤗

Nous devrions revenir dans 2 semaines, si le Brésil ne nous garde pas ! 🇧🇷🥃🍍😷?

La suite dans l’article de Belém….

Dunes de sables

La côte nord du Brésil est essentiellement faite de dunes et d’îles de sable entre lesquelles il est parfois possible de naviguer.

Jericoacoara

C’est une envie importante de revoir ce site de dune de sable qui nous amène à nous arrêter à cette plage ! L’escale faite avec Men-Kar et Socorro avait été marquée par un épisode de débarquement à la plage assez épique, avec remplissage des annexes et le retour au bateau était aussi très périlleux !

Ce coup-ci, nous avons décidé de ne pas chercher à descendre sur le sable de la dune et de nous contenter de l’admirer à partir du mouillage.

Un bon temps de repos et quelques photos avant de repartir en fin de journée pour aller jusqu’à l’archipel de São Juan et à l’île de Lençois (3 jours plus loin !)….

Un vent en « dent de scie » avec des périodes où nous avançons à plus de 7 nœuds qui nous obligent à réduire un peu les voiles, et des périodes moins ventées qui nous ralentissent. L’arrivée pour la marée haute du soir, avant la nuit, est compromise ! En cours de route nous croisons pas mal de pêcheurs et des bouées lumineuses. En voulant passer, au moteur pour palier au manque de vent, entre une bouée et le bateau de pêche (idée du capitaine), nous prenons un filet dans l’hélice. Calage du moteur et bordée de jurons de toutes sortes en vers les idées du capitaine qui ne sont pas toujours très adaptées !!!

On essaie de couper un bout de ce qu’on peut attraper avec la gaffe mais ça ne suffit pas et il faudra attendre (quelques 15 minutes) que le pêcheur arrive, nous engueule en portugais et coupe les deux bouts de son filet sans plus de demande de sa part. Nous remettons les voiles pour que Kéjadenn puisse avancer en espérant que le vent ne nous abandonne pas !

Ça freine beaucoup ces morceaux de filet qui nous restent accrochés à l’arrière ! Aussi nous reprenons la gaffe et remontons ce qui peut l’être afin de diminuer cette « ancre flottante » en tailladant ce qui reste de visible à l’arrière du bateau.

Il fait toujours nuit et je n’ai pas dormi car cela c’est passé juste au changement de quart. Je vais donc faire un petit somme, qui n’en sera pas un mais qui me permet de relâcher un peu les tensions de fatigue et d’énervement.

Ça cogite quand même bien dure dans mes neurones avec quelques interrogations sans trop de réponse !

Comment on fait pour entrer dans la rivière sans moteur ? Et comment on va pouvoir retirer ce morceau de filet  de l’hélice ? Est-ce que le vent va nous aider ? Ne ferait-on pas mieux de mettre en route vers Cayenne comme ça ? etc. etc….)

Le jour se lève et nous trouve plus ou moins à l’arrêt dans la baie de Lençois où le courant de la marée montante nous emmène vers notre destination, l’entrée de la rivière de Lençois.

Joëlle, en apnée, va voir comment c’est dessous. Mais même avec un couteau bien affuté, il y en a beaucoup trop. Par contre l’eau est assez claire pour voir ce qu’on fait ! Décision de prendre la bouteille de plongée et de tenter l’aller décrocher ce frein.

Cela me prendra plus d’une heure et demie, je viderai presque toute la bouteille et en m’aidant de couteaux, pinces, cutter et même d’un winch pour tirer sur le nylon du haut du filet qui était pris dans la bague hydrolube, nous arrivons à nettoyer l’arbre et l’hélice afin de remettre le moteur en fonction. Essais en avant et en arrière et ça fonctionne bien alors en route ! 

Avec un peu de retard nous arrivons à la ponte Gino, l’entrée de la rivière, la marée ne nous a pas attendue et nous y mouillons en attendant la renverse du soir pour aller au pied de la dune de Lençois…

Ilha de Lençois

Décrire ces dunes et l’ambiance qui en émane n’est pas de mon niveau de prose aussi je laisse les photos parler d’elle-même.

Du sable et encore du sable avec des dessins faits par la pluie et le vent ….

Nous sommes le seul voilier au mouillage, mais …

C’est un petit paradis ! Mais comme toutes les bonnes choses il y a un revers à la médaille : ce sont les nonos. Petits moustiques assez virulents qui débarquent surtout le soir !