Amazone

C’est à partir du Porto Mega de Belém…

que nous embarquons à bord de l’Anna Karolina VII

pour remonter l’Amazone jusqu’à Santarém.

Et puis plein de photos pour vous le faire découvrir. Ce ne sera pas dans l’ordre chronologique mais plutôt par découvertes et surprises que nous avons rencontrées.

Tout d’abord le départ, quand même ! Il devait avoir lieu à 16h00. Mais les marchandises livrables aux escales sont tellement nombreuses que ce n’est qu’à 22h30 que les amarres furent larguées !

Mais aussi des balluchons de vêtements, des fruits, des légumes et même 3 voitures et 2 motos. Tout est rentré dans les soutes et dans le 1er pont (au ras de l’eau !)

C’est donc de nuit que nous avons quitté Belém. Le voyage doit se passer sur 3 jours et 3 nuits. Les dortoirs sont sur les 2 ponts du dessus. Il existe des cabines avec lits ou hamacs et la clim ! Nous avions pris des billets pour le dortoir et avons donc installé nos hamacs.

Une petite vidéo pour vous faire découvrir le bateau à l’intérieur (lien) et à l’arrière (lien).

En route, on rencontre toutes sortes d’embarcations !

Sur certains tronçons, nous sommes sollicités par des enfants en pirogue à la pagaie. Ils attendent que les passagers leur lancent des sacs avec des bonbons ou des vêtements ! Si les sacs sont bien fermés ils les récupèrent assez rapidement, sinon les sacs coulent ! 😞

Nous avons fait des escales, prévues bien sûr ! Breves, Gurupa, Almeirim, Prainha, Monte Allegre et Santarém notre destination. Voilà pour les arrêts “officiels”. Il y en eut d’autres en cours de route. Pour embarquer ou débarquer des colis, mais aussi des passagers ! (lien)

Entre deux arrêts, il y a aussi des vendeurs “ambulants” qui abordent (lien) le bateau en pleine vitesse et viennent proposer leurs marchandises 🇧🇷

Pendant le trajet, les travaux de réparation ou d’entretien se poursuivent ! (lien)

Je vous mets aussi un petit aperçu des couleurs de l’Amazone et de ses lumières…

Et puis il y a les situations insolites et surprenantes…

Joëlle a si bien dessiné les animaux des différents billets brésiliens que chacun de ses admirateurs lui a demandé son “portrait”. Elle a même prêté ses crayons de couleurs à une jeune fille qui s’ennuyait un peu sur le bateau !

Les “îles flottantes” prennent toutes les formes et sont parfois très vastes ! (lien)

Nous faisons une arrivée à Santarém en début de soirée et l’accueil y est un peu froid et distant. Le virus est craint comme la peste👽. Les passagers descendent un par un avec un mètre d’écart entre eux et surtout avec les “autorités” devant vérifier les noms et noter le relevé de la température frontale, prise à distance ! 📝🌡️😷😇. C’est bon pour nous. On est passés même avec les problèmes de communication dus à notre difficulté à bien comprendre et parler le brésilien 🇧🇷🤔

La suite de notre périple amazonien sera traité dans le prochain article sur Santarém…

Belém et Marajo

Nous sommes dans l’état du Pará de nouveau au Brésil 🇧🇷

Un départ d’avion retardé, soit disant pour problème technique, nous oblige à faire un détour par Fortaleza afin de rejoindre Belém avec 48h de retard.

Un hôtel du centre ville nous sert de base pour nos visites. Mais les musées viennent de recevoir la consigne de fermer à cause du Corona virus! Dommage on aurait bien aimé voir l’intérieur du théâtre de la paix qui est, paraît-il une réplique de celui de Manaus.

Une balade sur les quais nous amène au Ver O Peso, le marché aux poissons et de tout le reste, de Belém.

On en profite pour y acheter nos billets de bateau pour la traversée vers Soure sur l’île de Marajo, en face de Belém (4 heures de trajet à 20 nœuds tout de même 😉).

Après 2 jours dans cette grande ville, nous goûtons au calme de Soure et l’île Marajo.

Le jour même de notre retour de Marajo, nous prenons un autre bateau pour Santarém. Ce sera 3 jours et 3 nuits de voyage….

Guyane nous voilà !

C’est avec plaisir que nous allons rejoindre le port de Degrad des Cannes en Guyane. Nous allons y retrouver des amis et ça c’est bon !

Le trajet depuis Lençois fût peu venté au début et même avec un peu de courant contre. Puis le vent s’établit avec quelques épisodes où il nous a fallu réduire la voilure sensiblement. Dans un de ces moments, une vague osa nous envoyer quelques échantillons de son eau chaude et salée qui passèrent par le hublot du carré et eclabousserent l’écran de l’ordinateur. Ça n’aime pas du tout la flotte ces appareils et quelques heures plus tard il ne voulait plus rien afficher !

Nous avons donc repris les méthodes “anciennes”, avec le GPS et la carte papier pour y reporter le point régulièrement.

C’est le 3 mars (17h23’45” TU) que nous avons repassé la Ligne de l’Equateur (lien). On y a même vu une “borne” de signalisation 😉

Une aide de la tablette, avec son propre GPS, nous permis de faire l’entrée de nuit dans un chenal bien balisé et nous amène à un mouillage en bord du fleuve où nous dormirons au calme ! Ce n’est que 2 jours plus tard que nous posons Kéjadenn au ponton, à l’étale de basse mer avec l’aide des “habitants” du port. 

Pendant ces 2 jours nous avons pu retrouver Alain, Juliette et toute la famille de Sandra. Guilen et son nouvel amour, Sheddi. Gladys et Sylvain sont là aussi mais sans les enfants ! Ça fait tout drôle de se retrouver là sans tout le groupe de Guyane Attitude ! 😯

Valérie et Pascal, avec Nicolas nous ont accueillis à bras ouverts. Tytty nous a fait une visite chez Valérie et même une invitation pour notre retour du Brésil. C’est super de retrouver tous les amis ! 🤗❤️

Puis nous avons loué une voiture et avons d’abord chercher à résoudre notre problème d’écran…. Pas facile de trouver le matériel adapté, et même après plusieurs essais, nous n’avons rien trouvé ! On verra plus tard…

On en profite pour aller faire un tour au marché de Cayenne…

… Pour y déguster une bonne soupe chez les Hmongs. Elle sont toujours aussi copieuses, chaudes et délicieuses 🤗👍

Avec la voiture, nous avons été visiter le Bagne des Anamites, que nous n’avions jamais vu. En voici un aperçu.

Nous sommes aussi retourné aux chutes de Fourgassié que nous avons trouvé un peu abandonnées.

Puis Pascal nous a gentiment emmenés à l’aéroport de Cayenne. Il l’a même fait 2 fois car le 1er vol a été annulé ! Merci à lui 👍🤗

Nous devrions revenir dans 2 semaines, si le Brésil ne nous garde pas ! 🇧🇷🥃🍍😷?

La suite dans l’article de Belém….

Dunes de sables

La côte nord du Brésil est essentiellement faite de dunes et d’îles de sable entre lesquelles il est parfois possible de naviguer.

Jericoacoara

C’est une envie importante de revoir ce site de dune de sable qui nous amène à nous arrêter à cette plage ! L’escale faite avec Men-Kar et Socorro avait été marquée par un épisode de débarquement à la plage assez épique, avec remplissage des annexes et le retour au bateau était aussi très périlleux !

Ce coup-ci, nous avons décidé de ne pas chercher à descendre sur le sable de la dune et de nous contenter de l’admirer à partir du mouillage.

Un bon temps de repos et quelques photos avant de repartir en fin de journée pour aller jusqu’à l’archipel de São Juan et à l’île de Lençois (3 jours plus loin !)….

Un vent en « dent de scie » avec des périodes où nous avançons à plus de 7 nœuds qui nous obligent à réduire un peu les voiles, et des périodes moins ventées qui nous ralentissent. L’arrivée pour la marée haute du soir, avant la nuit, est compromise ! En cours de route nous croisons pas mal de pêcheurs et des bouées lumineuses. En voulant passer, au moteur pour palier au manque de vent, entre une bouée et le bateau de pêche (idée du capitaine), nous prenons un filet dans l’hélice. Calage du moteur et bordée de jurons de toutes sortes en vers les idées du capitaine qui ne sont pas toujours très adaptées !!!

On essaie de couper un bout de ce qu’on peut attraper avec la gaffe mais ça ne suffit pas et il faudra attendre (quelques 15 minutes) que le pêcheur arrive, nous engueule en portugais et coupe les deux bouts de son filet sans plus de demande de sa part. Nous remettons les voiles pour que Kéjadenn puisse avancer en espérant que le vent ne nous abandonne pas !

Ça freine beaucoup ces morceaux de filet qui nous restent accrochés à l’arrière ! Aussi nous reprenons la gaffe et remontons ce qui peut l’être afin de diminuer cette « ancre flottante » en tailladant ce qui reste de visible à l’arrière du bateau.

Il fait toujours nuit et je n’ai pas dormi car cela c’est passé juste au changement de quart. Je vais donc faire un petit somme, qui n’en sera pas un mais qui me permet de relâcher un peu les tensions de fatigue et d’énervement.

Ça cogite quand même bien dure dans mes neurones avec quelques interrogations sans trop de réponse !

Comment on fait pour entrer dans la rivière sans moteur ? Et comment on va pouvoir retirer ce morceau de filet  de l’hélice ? Est-ce que le vent va nous aider ? Ne ferait-on pas mieux de mettre en route vers Cayenne comme ça ? etc. etc….)

Le jour se lève et nous trouve plus ou moins à l’arrêt dans la baie de Lençois où le courant de la marée montante nous emmène vers notre destination, l’entrée de la rivière de Lençois.

Joëlle, en apnée, va voir comment c’est dessous. Mais même avec un couteau bien affuté, il y en a beaucoup trop. Par contre l’eau est assez claire pour voir ce qu’on fait ! Décision de prendre la bouteille de plongée et de tenter l’aller décrocher ce frein.

Cela me prendra plus d’une heure et demie, je viderai presque toute la bouteille et en m’aidant de couteaux, pinces, cutter et même d’un winch pour tirer sur le nylon du haut du filet qui était pris dans la bague hydrolube, nous arrivons à nettoyer l’arbre et l’hélice afin de remettre le moteur en fonction. Essais en avant et en arrière et ça fonctionne bien alors en route ! 

Avec un peu de retard nous arrivons à la ponte Gino, l’entrée de la rivière, la marée ne nous a pas attendue et nous y mouillons en attendant la renverse du soir pour aller au pied de la dune de Lençois…

Ilha de Lençois

Décrire ces dunes et l’ambiance qui en émane n’est pas de mon niveau de prose aussi je laisse les photos parler d’elle-même.

Du sable et encore du sable avec des dessins faits par la pluie et le vent ….

Nous sommes le seul voilier au mouillage, mais …

C’est un petit paradis ! Mais comme toutes les bonnes choses il y a un revers à la médaille : ce sont les nonos. Petits moustiques assez virulents qui débarquent surtout le soir !