2024 suite: Vers la Galice, donc un peu plus à l’Ouest !

Et c’est bien au moteur que nous les faisons en « compagnie » de quelques cargos (90m pas plus !) qui sortent de la Ria d’Aviles pour aller dans toutes les directions et même deux qui nous « coursent » en fin de nuit pour rentrer dans la ria de Ribadeo juste derrière nous au petit matin. Entrée qui, soit dit en passant ne doit pas être de tout repos quand la houle est forte du nord car avec 2.00 à 2.50 m nous avons de belles déferlantes sur les côtés de la passe d’entrée (somme toute assez large !)

Ribadeo

C’est un port sympathique et sans prétention. Mais tout y est bien et la ville elle-même est bien agréable. Restos et cartes plutôt attirants, nous ont bien reçu et nourri !

Joëlle en bonne compagnie !

Une promenade jusqu’au bout de la rive gauche de cette belle ria nous emmène, par différentes découvertes au phare de la isla Pancha.

Après un petit temps de repos, le chemin continu …

Un plein de gasoil et nous remettons en route au matin du jeudi 30 mai (bon anniversaire à Éveline, en passant !) pour aller directement à Arès dans la ria de La Corogne (environ 80Mn). Avec la météo prévue ça devrait être assez rapide …

La moyenne prévu est de 5 Nds et nous faisons ces 80 Miles en 13 h et des brouettes ! Presque 6 Nds avec des pointes à plus de 8 ! Merci au vent de Nord-est soufflant à 20 / 25 Nds et parfois un peu plus !

Arès

Une arrivée en ‘trompette », car à 6 ou 7 nds une entrée de port n’est pas facile ! Une prise de ponton avec un vent de 25 nds qui vous y pousse plus vite que prévu et les amarres sont tournées sur les taquets du ponton visiteurs d’Arès et Kéjadenn se repose contre ses pare-battages après une bonne course sous grand voile seule !! C’est Clyde (notre pilote hydraulique qui avait la barre car Bonnie (notre régulateur d’allure) n’avait pas toutes ses capacités (un bon graissage de toutes ses articulation sera nécessaire à cette escale !

Un marinero plutôt cool et sympathique nous permet de nous mettre à une place un peu plus « confortable pour Kéjadenn car le vent de Nord Est forme un clapot assez dur qui vient cogner sur le ponton brise-lame où nous nous étions mis en arrivant, merci à lui. Pour cette marina c’est à peu près tout car pour les douches et sanitaires il faudra repasser après la fin des travaux (loin d’être finis !).

Par contre en ville nous découvrons une surprise qui va nous « obliger » à rester une nuit de plus, mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant !!…

Quelques courses de nourritures indispensables à la bonne marche de l’équipage et une balade dans les rues et parc de cette petite cité de bord de mer, sont au menu de cette journée plus calme que la précédente !

Rendez vous est pris pour le soir même afin de voir comment ils s’y prennent , surtout que le vent souffle encore bien fort !

Et voilà ce que nous découvrons vers 21h dans les rues d’Arès !

Vus les nombreux dessins faits dans ces deux rues assez longues et la place de l’église, ils en ont pour toute la nuit avant d’avoir tout colorié ! Nous rentrons au bateau et mettons un réveil pour être debout à 7h et voir où ils en sont …

Et au petit matin voilà le spectacle, car c’en est un !

Cette année il devait y avoir des thèmes comme la Mer, les phares locaux et les personnages de BD car il y a beaucoup de dessins y ayant trait….

Nous quittons ce spectacle sans pouvoir rester, la procession n’est pas vraiment notre truc et nous sommes un peu « pressés » par la météo pour aller plus au sud…

Prochaine étape, pas trop loin !…. La Corogne à 7 Mn au vent arrière !!….

Vacances 2024

Nous voilà de retour sur notre bateau et comptant bien en profiter pour refaire quelques rencontres dans des endroits qui ont du bien changer depuis 5 ans que nous y sommes passés. En effet, le programme pour ces vacances est de retourner au nord de l’Espagne puis au Portugal et de revenir sur la Vilaine.

Cela devrait nous durer environ 2 mois, je vous emmène !….

Quitter Folleux et passer l’écluse du barrage d’Arzal ne nous posent plus aucun souci mais c’est toujours différent et bien sympathique.

Cette fois-ci nous ne tournons pas à droite en sortant de la Vilaine vers Penerf comme tant d’autres fois, mais nous mettons le cap au sud, vers Piriac. Première arrivée dans ce port à flot qui a un seuil à l’entrée ! Il nous faut donc s’y présenter aux bons horaires sinon ça ne passe pas !

Tout se passe bien et nous visitons cette petite bourgade bien sympathique avec de jolies petites maisons et des ruelles fleuries et biscornues.

Pour ressortir, le lendemain, c’est le même « problème » de tirant d’eau qui nous oblige à partir à l’aube. Tant qu’à faire, puisqu’on est debout, autant aller jusqu’à l’île d’Yeu (55 Miles nautiques).

Quelques dauphins nous accompagnent un moment malgré que nous soyons au moteur, faute de vent. Et nous passons dans le coin nord-est du parc d’éolienne en mer ! Elles sont impressionnantes et paraissent proches les unes des autres mais à notre échelle ce sont des géantes.

Cette étape nous permet aussi de prendre conscience de quelques réparations nécessaires avant de partir plusieurs jours ! (pompe de cale qui ne veut pas pomper, réservoir eau inox qui semble fuir et les WC qui refoulent !!) Que du bonheur !

Cela fait plus ou moins efficacement (on verra à l’usage !), nous nous octroyons quand même du temps pour revoir la ville de Port Joinville sur cette ile d’Yeu

Une prise de météo nous décide de partir le surlendemain (mardi 21 mai 2024) afin de profiter d’une « fenêtre météo » favorable et pas trop musclée !

Le Golf de Gascogne

Sortie de port au moteur et on le garde un moment car il n’y a pas assez de vent pour éviter les roches à l’ouest de l’île.Le vent prend tout de même le relai et ça tombe bien car il faut retendre la courroie d’alternateur et pompe à eau du moteur ! Ce n’est pas très confortable dans une mer un peu agitée.

C’est aussi le début, pour moi d’un épisode de mal de mer comme ça faisait longtemps que je n’en avais pas eu ! Deux heures la tête au dessus du seau et Joëlle me colle un patch de Scopolamine conseillé par Christine (Chimère). C’est très efficace car à peine deux heures après je suis complètement apte à reprendre les activités du bord et la suite se passe très bien. L’amarinage n’a pas été assez long ce coup ci et j’en paie un peu les frais !

Tout au long de cette traversée nous sommes très souvent et pendant pas mal de temps, accompagnés par un groupe de dauphins, des grands et des petits, qui a du programmer ses vacances dans le sud du Golfe de Gascogne!

La météo n’est décidément pas une science exacte car au lieu d’avoir du vent de travers, il est au près et même un peu en face de la route avec une mer que nous qualifions d’Orangina ! En effet les différentes houles que nous subissons sont bien croisées (Nord Ouest; Sud Ouest et même Est) et nous secouent comme la fameuse bouteille, mais la pulpe, c’est nous et ça fatigue beaucoup nos organismes.

Malgré le vent nous sommes obligés de mettre le moteur pour recharger les batteries.L’éolienne ne veut plus tourner et la nuit ou sous les nuages le panneau solaire n’est pas très efficace !

Quand nous arrivons enfin en vu du Cap San Lorenzo, à l’entrée de Gijón, notre destination, nous sommes abordés par une vedette de la Guardia Civil espagnole !

Mais nous déchantons rapidement car ils nous informent que la zone est fermée à la navigation pour cause de manœuvres militaires de grande envergure. En effet il y a sur zone, un porte avion, deux destroyers escorteurs, deux remorqueurs de haute mer et dans le ciel une bonne vingtaine d’avion de chasse que passent fréquemment au dessus de nos têtes ! Un peu de parlementation avec les autorités policières et nous sommes autorisés à attendre !

Au bout de deux heures de cette attente patiente, nous ne pouvons toujours pas traverser la zone et rejoindre le port de plaisance qui est fermé. Ce n’est qu’en fin de journée que nous sommes autorisés à naviguer vers Luanco, petit port à 8 MN dans le NW de Gijón afin d’y passer la nuit et nous ne pourrons rentrer au Puerto Deportivo de Gijón qu’à partir de 18h le lendemain.

A Luanco nous apprenons qu’en fait c’est la grande fête de l’armée espagnole et que des tas d’officiels, le Roi, sa famille, etc sont présent pour le spectacle des navires et avions (genre patrouille de France).

Ce n’est donc que le vendredi 24 mai vers 20h que nous pouvons amarrer Kéjadenn au ponton de cette grande marina en plein cœur de la ville historique et animée. Il y a là trois voiliers français qui sont, eux aussi arrivés ce soir, un peu avant nous pour les mêmes raisons !

Gijón

Escale bien appréciée lors de notre passage en juillet 2019, cette ville reste animée et agréable malgré une taille importante (Capitale régionale des Asturies).

Une visite de musée pour découvrir une des activités importante de cette ville : la fabrication de vaisselle et de verres depuis déjà très longtemps !

Puis un petit tour dans un aquarium, un peu brouillon mais très joli et ambiance très détendante !

La météo nous « contraint » à rester une nuit de plus dans cette ville, on en profite donc pour continuer nos visites. Le musée de la « Casa natal de Jovellannos » nous raconte un peu d’histoire locale et la guide y est très passionnée. Notre compréhension de son espagnol reste tout de même limitée mais s’améliore et nous saisissons la majeure partie de son discours !

A Gijón, il y a eu aussi la présence des romains (il y a très longtemps !). ils y avaient construit des thermes, comme ils faisaient un peu partout où ils s’installaient. Ils ont été redécouverts à la fin de 19ème siècle et les fouilles n’ont été mises en valeur (musée en souterrain d’une place devant une église) qu’au début du 21ème siècle !

L’escale à Gijón ne serait pas complète si nous n’avions vérifié que la Sangria est toujours aussi bonne …

… et que la rue face au quai est toujours aussi animée autour du cidre !

Il n’est que 20h et des brouettes !

Le lundi 27 mai vers 17h nous remettons en route pour l’Ouest ! Ribadeo sera notre prochaine étape dans cette direction. Environ 60Mn qui devraient être fait de nuit sans beaucoup de vent.

Baie de Quiberon, Belle-Île et Houat

Le 13 mai nous sommes sortis de la Vilaine en passant l’écluse du barrage d’Arzal pour rejoindre, avec la fin de la marée descendante, le mouillage du petit port de Penerf en baie de Quiberon.

Puis en route vers La Trinité sur mer pour rejoindre Jochen, Christiane et Inka sur Socorro ..

Avant d’arriver dans l’entrée du port de La Trinité, on passe au sud d’une bouée qui porte un nom qui résonne à nos oreille et qui nous met une pensée pour l’équipage de La Chimère, en ce moment voguant en Adriatique.

La Trinité est une ville sympa et un port très réputé pour ses très grand voiliers de course !

Inka doit reprendre le train pour rentrer étudier à Londres et nous mettons le cap sur Le Palais à Belle-Île.

Une location de vélos chez Captain Bikes, super sympa et pas cher, nous permet de faire le tour de la moitié ouest de Belle-Île.

Un repas de fruits de mer déguster à bord de Socorro

et le lendemain une petite séance de travaux,

avant d’aller marcher un peu, sur le sentier côtier, vers la Belle Fontaine qui est une citerne / réserve d’eau douce construite par Vauban, qui servait à l’approvisionnement des grands voiliers de l’époque et des temps suivants.

Nous quittons, provisoirement, Socorro, pour aller mettre notre pioche, avec Kéjadenn au bout, dans un des mouillages du sud de l’île que nous avons repérés dans notre tour en vélo.

C’est la plage de Kérel qui est retenue et nous accueille avec un vent de Nordet (Nord-Est) d’environ 15 à 20 nœuds et une mer plate.

Il y a plus de voilier que lors de notre passage en vélo. C’est le week-end de l’ascension et les touristes (dont nous faisons partie) sont bien présents ! un petit tour en annexe dans les petites criques qui bordent cette plage et nous découvrons de jolis coins de pique-nique uniquement accessible par la mer (pas de photo car nous n’avions pas pris nos appareils, dommage !

Le lendemain nous mettons le cap vers Houat et sa plage de Salus, dans le sud-est de l’île car les vents sont toujours du Nordet.

La mer n’est pas forte et nous pouvons débarquer en annexe sans se faire rouler sur la plage. Une promenade dans le bourg de l’île et nus retrouvons ces jolies maisons colorées.

Puis il est temps de rentrer à la maison, retrouver le jardin, les poules et notre lit douillet !

Pour ce faire, nous contournons la pointe sud-est de Houat, en passant, contre courant (pas très fort !), entre Houat et Hoedic pour filer vers l’entrée de La Vilaine. Mais le vent, qui est assez taquin nous vient justement de cet estuaire et c’est donc au près et en louvoyant que nous remontons vers chez nous…

Kéjadenn est bien propre et pas très chargé, il avance donc assez bien et nous arrivons avec la montante à Arzal pour l’éclusage de 18h que nous passons avec 14 autres voiliers. L’écluse est bien pleine et les manœuvres pas toujours faciles ! Ça passe quand même et nous avançons vers Folleux pour y mettre Kéjadenn au ponton en attendant de amarrer sur sa place au corps mort.

Une reprise de service en douceur !

Après quelques mois d’inactivité, Kéjadenn a retrouvé l’eau douce puis l’océan.
Mais pour cela il a fallu lui refaire une petite toilette ! Je vais donc essayer de vous raconter un peu ces travaux en images et ensuite nous reprendrons le cours de nos pérégrinations, essentiellement bretonnes pour l’instant !

Il ne reste « que » le pont et son antidérapant ! Peinture et sable en seront les ingrédients …

Presque prêt pour de nouvelles croisières. Des bois refaits pour les listons (Merci à Jean-Pierre !) et un radeau de survie révisé viennent compléter ces travaux avant un avitaillement conséquent, eau, gasoil, nourritures de réserves et fraiche pour aller rejoindre Socorro qui est parti de Folleux un peu avant nous !

En effet Socorro ‘rencontré en 1994 à Tenerife avec Men-Kar était en hivernage à Folleux depuis octobre 2022. Il avait besoin de quelques rafraichissement de vernis (ça Jochen et Christiane en sont les champions !) et il en a profiter pour un bon gommage de sa carène afin de l’alléger de toutes ses anciennes couches d’antifouling.

Voilà nos deux voiliers à l’eau et prêts pour un bout de navigation ensemble, comme au voyage de Men-Kar, mais ce ne sera ni le Brésil, ni Tobago, mais la Bretagne sud ! Vous retrouverez la suite de « nos aventures » dans la rubrique « Nos petites croisières« …

Nos autres croisières

Vous trouverez ici toutes nos autres « aventures », avant ou après notre « voyage ».

Vous pourrez cliquer sur la croisière de votre choix dans le menu « Nos autres croisières ». Ou bien, si vous préférez choisir une date , vous aurez le choix dans la colonne de droite qui répertorie toutes nos dates d’escapades maritimes ….

A vous de choisir et bonne navigation !!

La boucle est bouclée !

Et bien oui nous sommes rentrés à Brest. Depuis le 28 juillet à 8h00 locale Kéjadenn est de nouveau amarré à un ponton du port du Moulin Blanc.

Comme promis, je vous ai mis un article sur les dernières îles des Açores et sur ce dernier épisode de traversée (un peu moins de 10 jours !).

Atterrissage, reprise de rythmes et repères métropolitains et surtout acclimatation à la température locale !! Autant de nouveau « challenges » à mener de front avec l’acquisition d’une nouvelle voiture, la recherche d’une location vers le sud du Morbihan (il y fait un peu plus chaud qu’à Brest !). Sans oublier un agenda qui se rempli vite afin de vous revoir les uns et les autres plus ou moins rapidement !!

Donc à bientôt dans ces pages ou de visu, chez vous ou à bord de Kéjadenn …

Traversée retour épisode 2

Je ne vais pas vous refaire l’inventaire de nos activités en mer car ce sont, grosso modo, les mêmes que dans l’épisode précédent ! Une veille météo est un peu plus présente et on verra que c’est plutôt utile !

Je vais, par contre, essayer de vous faire voir, parmi les moments de navigation, un qui est à mon sens important et parfois beau et/ou surprenant !

C’est le Coucher du Soleil. J’ai filmé cet instant tous les soirs et je vous en livre quelques extraits en raccourcis plus ou moins accélérés afin que ce soit le moins lassant possible. Moi je les ai vécus avec 24h d’espace temps entre chaque ! Je ne sais pas si vous aurez la patience de les visionner de la même façon, mais chacun et chacune faites bien comme vous voulez !!…

Dimanche 18 Juillet

La 1ère journée de navigation s’est plutôt bien passée, un peu de moteur puis le vent s’est levé en nous poussant une peu par le travers ! Chouette pas de près (on en avait assez fait pendant le 1er épisode !)

Lundi 19 Juillet

On a plutôt bien avancé en faisant 123 miles en 24h, un peu plus de 5 nœuds de moyenne ! Le vent nous pousse plus de l’arrière et tantôt à tribord, tantôt à bâbord, ça nous oblige à le suivre un peu si on ne veut pas empanner toutes les heures ou plus !!

Mardi 20 Juillet

Encore bien avancé avec 124 miles dans les dernières 24h ! Nous attaquons la nuit avec 1 ris dans la Grand Voile (GV) et 2 ou 3 tours dans le génois pour l’aplatir un peu sur son tangon. Les voiles sont en ciseaux pour le vent arrière.

Mercredi 21 Juillet

2 ris dans la GV et 5 tours au génois, le vent est monté aujourd’hui et nous filons 7 à 8 nœuds sous les grains ! 137 miles en 24h et 2 cargos croisés à 1.2 miles ! Ils se déroutent un peu pour nous laisser passer. Sympas !

Jeudi 22 Juillet

Le coucher de soleil d’hier soir (mercredi) ne me disait pas ce qui allait se passer dans la nuit ! A partir de 23h les nuages ont couvert tout le ciel et la lune n’éclairait plus rien. Par contre les éclairs de l’orage qui approchait, eux ils éclairaient très bien le plan d’eau autour de nous ! L’angoisse de la foudre a commencé à s’installer et je n’ai lâché mon quart que vers 3h30, après être sûr de l’éloignement de l’orage, afin que Joëlle puisse gérer la suite sans embrouille ! Sous l’orage nous avons eu 35 à 40 nœuds de vent pendant 1/2 heure puis presque plus rien, nous obligeant à mettre le moteur dans la journée suivante. Les batteries en ont bien profité car le vent venant de l’arrière, l’éolienne ne donne pas grand chose et sans soleil, le panneau solaire non plus !

J’ai essayé de vous montrer un lever de lune en même temps qu’un coucher de soleil ! La lune est toute petite en début de vidéo !! Ouvrez bien les yeux !

Vendredi 23 Juillet

La période de « pétole » envisagée par les prévisions météo prises avant de partir (fichier ZYGRIB) nous tombe dessus un peu plus tôt et nous oblige à remettre le moteur, à faire du près et/ou du vent arrière en fonction des rotations de Sieur Éole ! Puis il décide de rester au Nord Ouest, nous obligeant à refaire du près ! Mais on va dans la bonne direction à 5.2 nœuds avec 1 ris dans la GV et le génois plein ! Un groupe de dauphins vient nous tenir compagnie pour finir la journée et souhaiter « Bonne nuit » à Joëlle qui va se coucher !

Samedi 24 Juillet

Le vent revient à l’arrière mais un peu faible et nous oblige à remettre le moteur pour avancer un peu. Tant mieux pour les batteries mais le gasoil n’est pas sans fin ! Ça devrait aller jusqu’au bout quand même ! Encore un groupe de dauphins (très nombreux, Joëlle en a compté environ 30 à 40 !) croise notre route sans venir jouer dans l’étrave ! Ils doivent chasser car ils sautent dans tous les sens et parfois assez haut ! Ce soir le soleil est absent et le ciel un peu « plombé » !

Dimanche 25 Juillet

Encore une journée avec des épisodes au moteur accompagné des 2 voiles parfois pour l’aider à ne pas trop boire de gasoil et nous faire avancer à 3 ou 4 nœuds, quand même ! Le peu de vent qui gonfle les voiles est en grande partie dû à Kéjadenn qui avance au moteur ! 107 miles en 24h c’est toujours mieux que rien !

Lundi 26 Juillet

Le vent revient petit à petit et nous parcourons environ 100 miles dans les dernières 24h. Un couple de globicéphales (un petit et un plus grand) nous croise loin à l’arrière mais assez près pour les identifier. Deux heures plus tard c’est un couple de grands dauphins gris (ils ont des ailerons dorsaux très accentués en faux !) qui vient doubler Kéjadenn sans rester très longtemps ! On ne va pas assez vite !

Mardi 27 juillet

C’est aujourd’hui que nous devons traverser le rail des cargos ! Cette « autoroute » très fréquentée peut être assez angoissante à franchir. Nous avons vu plein de gros et moyens cargos, pétroliers et autres (voir les photos de l’écran de notre ordi qui nous les signale bien avant de les avoir de visu !)

La nuit de ce mardi débute plutôt bien car un groupe de 4 ou 5 dauphins accompagne Kéjadenn pendant plus d’une heure et demie. Il fait nuit noire, la lune n’est pas levée et les nuages sont assez présents. Je les entends et surtout je vois leurs sillages dans cette Mer d’Iroise très riche en plancton ! Cela donne une fluorescence à tout ce qui bouge dans l’eau. Le sillage de Kéjadenn est vert fluo et ceux des dauphins autour du bateau le sont de même. C’est magnifique ces fusées vertes dans cette eau noire. Et ça pendant tout ce temps, je les en ai remerciés vivement ! Pas de photo ni vidéo car je ne suis pas équipé pour en faire la nuit ! Dommage, mais si vous avez la possibilité une nuit d’observer ces effets, vous pourrez en juger par vous même !

Mercredi 28 Juillet

Je commence la journée, sur mon livre de bord (comme à chaque fois que cela est le cas !), par souhaiter un JOYEUX ANNIVERSAIRE à François (mon frère !).

Toute cette dernière nuit en mer, nous avons repéré les différents phares qui balisent la côte de Bretagne Ouest…

Pour arriver au petit matin devant l’entrée du Goulet de Brest juste avant la renverse de marée haute afin de profiter du flot pour rentrer en rade !

A 6h00 TU, 8H locale nous mettons Kéjadenn au ponton du port du Moulin Blanc !

Fin de ce voyage !! …

Santa Maria

Une des plus petite île de l’archipel des Açores et surtout la plus au sud. Cela lui donne des atouts non négligeables : un climat plus doux que les autres et surtout une bonne protection dans les périodes de tempêtes qui ne manquent pas en hiver !

Arrivés assez tard le soir, mais avant la nuit, nous nous amarrons contre un ponton libre. Le lendemain matin, nous avons la visite du capitaine du port qui nous indique la place où nous devrons mettre Kéjadenn. Le tout très courtoisement et gentiment comme savent le faire ces gens dans les îles des Açores !

Une promenade en ville pour dégourdir les gambettes et pour aller chercher un loueur de voiture. Ce n’est pas facile car le Festival de Blues qui commence le lendemain sur le Nord de l’île a mis à sec tous les stocks des loueurs. Enfin après moult coup de téléphone en anglais, français et beaucoup en « portagnol » et même une virée en stop jusqu’à l’aéroport, nous dénichons un brave et gentil loueur qui nous trouve, chez un de ses collègues, et néanmoins concurrent, une C3 quasi neuve pour une journée maximum !

On s’en contentera et comme l’île est petite, le tour sera faisable dans ces 24h.

24h seulement avec la voiture louée, ça nous laisse assez de temps pour faire le tour de l’île en essayant d’y voir un maximum de lieux mais on ne verra pas tout …

Commençons par le point culminant (environ 550m !) El Pico Alto …

… Et c’est la superbe vue à 360° !

Puis nous redescendons et continuons par la côte Sud, Ouest etc…

Un bain dans la piscine de Maia

Après ce bain, il fait un petit peu faim, mais il n’y a rien d’ouvert dans le village ! Nous nous remettons donc en route pour aller chercher un peu plus loin de quoi calmer nos estomacs. En sortant de Maïa, nous sommes stoppés par une « Mamie » locale qui nous demande de la prendre mais nous ne comprenons pas où elle veut aller. Avec l’aide d’une parente à elle et un peu d’anglais, nous traduisons qu’elle désire se rendre à la ville en haut à quelques kilomètres. Pas de soucis c’est notre chemin…

Quelques 500m plus loin, c’est une jeune femme qui fait ouvertement du stop et nous dit qu’elle vient de faire une bonne marche à pied depuis le port de Vila et qu’elle voudrait bien rentrer sans être hyper fatiguée ! Pas de problème, on va d’abord déposer la « Mamie » qui nous indique où elle veut s’arrêter quand nous y arrivons et ensuite nous proposons à Jaime (lien) (prononcez Jaimie !) de faire le tour de l’île avec nous si ça lui dit. Elle n’a pas de permis et n’a pas été vers cette partie de l’île, ça l’intéresse donc et comme nous avons toujours nos estomacs qui demandent qu’on s’occupe d’eux, nous lui proposons aussi de manger avec nous dès que nous aurons trouver un restaurant. Pour ça aussi elle est d’accord et nous passerons tout le reste de la journée avec elle pour le plus grand plaisir de chacun et chacune !

Après cette bonne journée, nous rentrons tranquillement au port et Jaime, après nous avoir offert un verre, rejoint l’auberge de jeunesse qui est juste à côté de la marina. Elle reprend un avion pour São Miguel de bonne heure le lendemain pour retrouver son chéri !

Nous finissons quelques courses le lendemain avant de rendre la voiture et surtout pour avoir tout ce qu’il nous faut pour naviguer une dizaine de jours vers la Bretagne …

Partis le 18 juillet nous comptons arriver vers le 29 ou 30 juillet pour retrouver nos amis, nos familles dont Lucie notre petite fille que nous n’avons vu grandir que grâce à Whats’App !

A bientôt pour vous raconter ce deuxième épisode de cette traversée retour vers la métropole …

Aujourd’hui, samedi 17 juillet 2021, nous finissons de nous préparer pour le 2ème épisode de cette traversée retour, débutée le 22 mai dernier. Après 5 semaines dans les îles des Açores, nous terminons par Santa Maria, la plus au sud de l’archipel, d’où son surnom : Ilha do Sol !!

Je n’ai pas eu, ou pas pris, tout le temps nécessaire pour vous mettre une page sur chacune de ces merveilleuses îles. Je finirais une fois rendu pour que vous puissiez vous rendre compte de leurs particularités et comment nous les avons abordées.

Demain nous mettrons le cap vers Brest où nous devrions arriver une bonne dizaine de jours après ….

En nous attendant, je vous laisse une petite devinette :

Qui est cet homme célèbre que nous entourons ?

A bientôt en métropole ….

Jaime

Nous avons pris Jaime en stop à Santa Maria, aux Açores. Elle remontait d’une belle balade vers Maia et en avait un peu assez de marcher sur la route ! Ce jour là nous avions déjà une passagère portugaise que nous emmenions vers Santo Esperito sur cette même île.

Jaime est une jeune femme Américaine et Italienne, prof d’anglais à Pau. Elle parle un français excellent, avec un petit accent charmant et cela nous a beaucoup aidé dans la relation ! Elle a beaucoup voyagé, pour son métier et ses loisirs. Elle est très curieuse de notre « aventure » et nous avons finalement passer toute la journée avec elle dans notre tour de Santa Maria. Elle était ravie ! Nous aussi ….

Peut-être te reverra-t-on, en tous les cas MERCI à toi de cette très belle journée …..