Jaime

Nous avons pris Jaime en stop à Santa Maria, aux Açores. Elle remontait d’une belle balade vers Maia et en avait un peu assez de marcher sur la route ! Ce jour là nous avions déjà une passagère portugaise que nous emmenions vers Santo Esperito sur cette même île.

Jaime est une jeune femme Américaine et Italienne, prof d’anglais à Pau. Elle parle un français excellent, avec un petit accent charmant et cela nous a beaucoup aidé dans la relation ! Elle a beaucoup voyagé, pour son métier et ses loisirs. Elle est très curieuse de notre “aventure” et nous avons finalement passer toute la journée avec elle dans notre tour de Santa Maria. Elle était ravie ! Nous aussi ….

Peut-être te reverra-t-on, en tous les cas MERCI à toi de cette très belle journée …..

Graciosa

C’est après une navigation de nuit, pour parcourir les 80 miles nautiques qui la séparent de Faial, que nous arrivons au petit matin dans le port de Vila da Praia. Port de pêche dans le quel nous trouvons à nous glisser. D’abord au mouillage, puis contre un quai minuscule où nous sommes autorisés à poser nos amarres pour quelques jours.

Petite île aux dimensions qui nous plaisent, au rythme calme, cette île nous a ravis !

Une marina en devenir, dans la baie de Barra au sud de Santa Cruz (la “capitale” !).

Deux jours en voiture nous permettent de voir beaucoup de lieux recommandés et intéressants. Cela nous laisse aussi le loisir d’en découvrir d’autres au fil des kilomètres.

Une des recommandations de Christine (Chimère) était de trouver la piscine naturelle de Vitoria …

D’autres sites ont encore attiré notre attention …

Nous n’avons pas manqué à nos centres d’intérêts “géologiques” en allant voir la caldeira et les grottes …

Puis nous sommes descendus sous terre …

Puis une autre cavité, mais cette fois elle est un peu en hauteur !

En retournant au bateau, nous passons par la “marina de barra” et y trouvons un voilier (patagon 34 en alu) qui y est mouillé avec d’autres voisins. Philippe et Katy laissent leur bateau à Santa Maria tous les hivers depuis 5 ans et naviguent dans l’archipel de Mai à septembre ! Nous passons la soirée autour d’une “Calderada”. C’est une spécialité de Graciosa qui est assez proche d’une bouillabaisse de poissons locaux ! Et c’est très bon !!

Et puis le lendemain, après avoir rendu la voiture, nous mettons l’étrave de Kéjadenn en direction de São Jorge où nous devrions arriver dans la soirée à la Marina de Velas …

Pico

Au cours de notre journée sur cette île, nous comprendrons pourquoi on la surnomme comme cela !

De toutes les îles visitées, c’est la seule où Kéjadenn n’aura pas mis son ancre ou ses aussières ! Nous avons, en effet, préféré prendre le ferry du matin et passer la journée en compagnie de Maria Eveline notre guide. Elle nous a conduits et racontés son île. Elle ne parlait pas français ! Il a donc fallu qu’elle ralentisse son élocution en anglais et/ou en portugais afin que nous puissions profiter de ses informations.

Pico est l’île la plus haute des Açores et le volcan El Pico qui lui donne son nom est le point culminant du Portugal (2351m).

C’est un peu comme le Teide de Ténérife, On le voit de partout et il est souvent avec un nuage au sommet. Mais n’étant pas si haut, il a rarement de la neige et elles ne sont pas “éternelles” comme au Teide !

La vigne est une des cultures principale de Pico et la façon de la faire pousser est bien particulière…

Eveline au volant nous fait découvrir ses sites favoris …

La journée se termine en même temps que le tour de l’île orchestré par Eveline.

Faial

En dehors de la ville portuaire d’Horta, il y a des “Freguesias” (Paroisses communales) plus modestes qui méritent bien d’être visitées. Il y a aussi, comme dans toutes ces îles des Açores, des sites géographiques et géologiques remarquables…

On a commencé par la Caldeira do Faial qui est le point culminant (1043m) de cette île.

Après des efforts pareils, un petit bain s’impose. Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas trempés !!

Ce n’est pas facile de se remettre dans une eau à 22° après les Caraïbes et leurs eaux à 28°…
Mais on y arrive quand même !!

D’autres piscines sont plus ouvertes !!…

Tout au long des kilomètres que nous parcourons sur cette île, mais ce sera la même chose sur les autres, nous sommes ravis par les fleurs !

En allant au bout ouest de Faial on y découvre la presqu’île qui c’est créée avec la dernière éruption volcanique datant de 1957/58. La caldeira dos Capelinhos.

Une visite au centre d’interprétation scientifique qui est en souterrain (au niveau de l’ancien village !) nous donne de nombreuses et précieuses indications pour essayer de comprendre l’histoire géologique et humaine de cette partie de Faial. Le phare n’est plus en service mais il a bien résister au séisme. Il a “seulement” perdu quelques mètres d’altitude par rapport au sol ! C’est à dire que c’est le sol qui est monté, par le dépôt des cendres de l’éruption, d’un étage et demi. Et comme la presqu’île est maintenant plus haute que lui, sa fonction maritime en était largement altérée !! Nous en profitons, puisque c’est permis, pour y monter afin d’y admirer la vue !

Comme j’avais la frite, je me suis offert une petite promenade en haut de ces “nouvelles” collines de basaltes …

Dans un registre différent, une autre balade à faire, c’est la Levada do Faial. Nous n’avons pas eu le temps de la faire en entier mais je vous en propose un petit bout en vision rapide !!

Une promenade plus cool dans le Jardim Botanico do Faial nous a reposé un peu !

A bord de Kéjadenn il y a aussi des orchidées qui poussent. Merci à Laurent de Cayenne pour ce présent

Entre toutes ces jolies promenades en voitures et à pied, nous avons pris une journée complète pour aller à Pico avec le ferry …

Les Açores

Région autonome du Portugal située à plus de 1500 km de Lisbonne !

Un archipel d’îles (et oui encore des îles, on les aime bien !) situé en plein milieu de l’Océan Atlantique Nord. A la rencontre de trois plaques tectoniques cela donne une activité volcanique toujours présente. Même si c’est beaucoup moins qu’il y a quelques siècles, il y a toujours des manifestations venant de l’intérieur de la planète !! C’est bien ce qui nous intéresse.

C’est aussi une escale importante et quasiment indispensable ou “obligatoire” pour faire la traversée complète de cet Océan. En tous les cas, nous apprécions de nous y arrêter après 24 jours de mer ! Voir la terre devant l’étrave, ça fait plaisir ! Et même si on navigue avec le GPS on a une certaine satisfaction d’avoir réussi à ne pas se perdre dans cette immensité d’eau ! Jeter l’ancre dans un avant port, reprendre un rythme de balade en allant d’île en île tout en prenant le temps de visiter un peu ces bouts de terre en plein milieu de l’eau.

Nous y passerons environ 5 semaines avant de reprendre le dernier tronçon de notre périple…

Nous y rencontrons, comme dans beaucoup de pays traversés, des gens sympas, serviables et heureux d’être là où ils sont ! A commencer par les responsables de la marina d’Horta. C’est le port d’entrée de cet archipel quand on arrive, comme nous, des Caraïbes. Une organisation avec des protocoles COVID qui nous laissent pantois ! On a de la graine à prendre chez nos”voisins” à ce sujet ! Ici les tests sont gratuits et on vient vous chercher en “zodiac” à votre bateau pour aller à la gare maritime faire le test PCR servant de passeport pour descendre à terre. Un 2ème test sera obligatoire au bout de 6 jours, mais pendant ce temps vous pouvez circuler partout et même d’île en île, le 2ème test pouvant être fait dans les autres îles. Pas de précipitations, mais une gentillesse d’accueil malgré les difficultés sanitaires que représente cette pandémie pour les îles qui n’ont pas toujours les infrastructures sanitaires suffisantes pour y faire face !

Bref je passe du temps à jacasser ! Je vous mets un article par île avec les paysages et les gens rencontrés, mais aussi les anecdotes de chacune. Nous allons les voir toutes SAUF ! Et oui il y en a 2 que nous n’aurons pas le loisir de voir, même de loin ! En effet les îles du nord-ouest , Florès et Corvo ne sont plus accessible aux voiliers depuis le cyclone de 2019 qui a détruit en grande partie les infrastructures portuaires. Les digues et les débuts de marinas ont été pulvérisés par cette tempête ravageuse ! Nos amis de Chimère ont fait un atterrissage à Florès, à la mi mai, et se sont vus refuser le droit de mouiller même en dehors du port pour laisser la place libre aux manœuvres des cargos et ferrys qui ravitaillent ces îles, ainsi qu’aux navires qui travaillent à la reconstruction. Le capitaine du port était vraiment désolé et leur a gentiment offert du fromage, du vin et quelques légumes frais dont ils avaient besoin après 24 jours de mer !……

Donc pas d’escale à Corvo ni à Florès, qui le méritent pourtant aux dire de beaucoup !

Commençons donc par celle où nous avons fait notre entrée en Europe : Faial par le port d’Horta, puis ce sera Graciosa, São Jorge, Terceira, São Miguel et pour finir Santa Maria si la météo nous le permet …