Madeira

C’est donc avec 2 raisons précises que nous venons ici, à Madère. Escale technique, bien sûr pour les batteries et le frigo, mais surtout retrouver cette île MAGNIFIQUE pour laquelle nous avons un très grand penchant !

Et la encore l’accueil est grandiose ! Jugez-en : une bonne douzaine de bateaux de pêche décorés de leur grand pavois et transportant des centaines de passagers ….

Non ! Ce n’est encore pas pour nous, mais pour faire la fête de la Mer et transporter une statue de la Vierge sur les flots puis la rapporter (à dos d’hommes !) jusqu’à sa chapelle la-haut sur la montagne !

Pour le reste de notre séjour dans cette île merveilleuse, nous n’allons pas forcément suivre une chronologie, mais plutôt vous montrer ce que nous avons vu au cours de nos « pérégrinations » terrestres …..

Baia de Abra à la Punta São Lorenço

Lieu « magnétique » par ses couleurs de roches et son calme (quand ce n’est pas la fête de la Mer!)

Endroit superbe pour y faire une petite randonnée « à pied dans le désert » et à flanc de crête vertigineuse !

Quinta do Lorde

Je vous passe les détails de cette Marina, qui est un simili de village reconstitué dans les années 2005 à 2009 et n’est habité que par des touristes et/ou des privilégiés, locataires ou propriétaire, durant quelques jours ou quelques semaines ! Pas de vie nocturne, pas d’ambiance de village, mais un endroit idéal pour y mettre le bateau et y faire les petites réparations nécessaires au frigo. Nous profiterons de la voiture louée par Christine et Patrick, de Chimère, pour faire la « tournée » des accessoiristes auto de ce coin de l’île afin d’y dégoter nos batteries de remplacement. Puissance, mais surtout dimensions identiques afin de ne pas avoir à reconstruire le compartiment de rangement de ces éléments vitaux pour notre voilier, donc pour nous aussi ! Merci à eux de nous avoir « supporté » dans cette quête qui nous a pris toute une journée, et la tête pendant plusieurs jours, quand même !!

C’est cette même voiture qui nous emportera tous les 4 dans les coins de l’île que je vous laisse découvrir en photos …

AH oui ! j’allais oublier, je vous mets une carte pour que vous puissiez les situer dans Madère !

Ribeiro Frio

Le plongeon vers la mer est un peu haut !!

Pico Arieiro et Pico Ruivo

Seixal et Porto Moniz

Plateau de Paul da Serra

Côte sud

Funchal

Le Marché

Une promenade le long d’une Levada.

Les levadas sont des canaux de circulation des eaux captées en altitudes et à flanc de montagnes, pour les conduire dans les cultures plus basses. Il en existe plus d’un millier de kilomètres !

D’autres facettes de Funchal

Un patrimoine maritime vivant !

Machico

Après ce tour d’horizon de Madère, nous allons voir d’autres îles de l’archipel :

Las Islas Desertas

C’est, bien sûr, muni d’une autorisation valide, pour mouiller dans cette réserve, que nous partons vers ces îles désertes où il serait possible d’observer les phoques moines qui y vivent en colonies.

Avant de partir de cette réserve, nous voulons voir les poissons de près. Nous les apercevons depuis le pont de Kéjadenn mais c’est mieux dans l’eau ! (lien)

Donc nous voilà à nouveau en route, pour une traversée vers les Îles Canaries (un peu plus courte !) ….

Porto Santo

Super accueil sur cette île de Porto Santo ! Nous y étions presque attendu !


C’est toujours agréable de se retrouver dans une ambiance festive, médiévale après 4 jours « à l’isolement » !

Nous disions donc que Porto Santo était en fête pour notre arrivée et en voilà donc quelques aperçus ….

Avant de quitter cette ambiance, qui dure plusieurs jours tout de même, nous profitons d’un peu du reste de l’île, mais juste un peu (voir plus loin) !

Vous l’avez lu dans l’article précédent, notre frigo a encore fait des siennes, il ne fait plus de froid. C’est quand même pour ça qu’il est embarqué ! C’est donc un inutile à bord, et les inutiles on les débarque ou bien il font leur boulot ! Non mais ! Nous décidons quand même de le garder et de chercher un frigoriste sur Madère, la prochaine escale !

Bref la 1ère urgence c’est quand même nos batteries âgées et à qui on en demande beaucoup plus qu’avant et surtout plus souvent et longtemps. Elles sont vieillissantes et, même si nous ne sommes plus tout jeune, les vieux à bord n’ont pas vraiment leur place alors il faut penser à les changer ! Et là commence un vrai jeu de piste (j’y reviendrai plus tard !) qui nous empêchera de profiter complètement et assez longtemps de cette jolie « petite » île (quand je dis petite, elle est quand même plus grande que Ouessant !) comme nous l’aurions souhaité.

1ère traversée !

C’est toujours un peu stressant que de commencer une traversée ! même si elle ne dure que quelques jours !

Pour Madère, ou plutôt Porto Santo, nous prévoyons 4 à 5 jours en fonction des conditions de vent et de mer. Les côtes qui disparaissent de notre vue, en dehors de quelques phares, la première nuit et dans le lointain, sont vite remplacées par les silhouettes des cargos, de jour, ou leurs simples feux de navigation, la nuit !

Un début de trajet un peu lent, peu de vent, nous oblige à mettre le moteur assez longtemps pour rejoindre une zone un peu plus ventée. Une mer assez désordonnée nous procure un inconfort important, surtout la nuit ! Le bateau roule dans la houle qui vient de Gibraltar alors que le vent peine à s’établir concrètement.

Puis du vent, enfin, et même pas mal (15 à 20 nœuds) ! Sa direction, Nord à Nord-est, est bonne et nous pousse dans la bonne direction. La mer est toujours un peu hachée et le roulis toujours gênant et fatigant !

Nous croiserons aussi, surtout de nuit, des bateaux de pêche, sur des zone de « hauts fonds ». C’est à dire 80 m ou 100 m de profondeur alors que partout autour, il y a entre 3500 et 4500 m. Et puis comme tout va bien, il faut bien que quelque chose se mette à tourner « ovale » ! Le frigo, encore lui, tourne de plus en plus souvent pour de moins en moins de froid ! Résultat : nos batteries, déjà bien âgées, ne supportent pas ce genre de traitement et s’affaiblissent de plus en plus. Qu’à cela ne tienne, on va les recharger avec le moteur …. Elles sont TOUTES à plat et le moteur refuse de démarrer !

Nous sommes en pleine nuit sans lune et l’électricité du bord est au plus faible ! Nous coupons tout, sauf une loupiotte à la table à carte et le feu de navigation (qui nous signale aux autres navires !). Et puis nous ressortons les bonnes vieilles méthodes de navigation, la carte et l’estime. Pour l’estime nous sommes bien aidés par le GPS de la VHF portable qui est sur piles (il va falloir l’économiser +++). En faisant cela nous nous rendons compte que sur la carte (c’est la même qu’avec Men-Kar !), nous sommes au même endroit à la même date, avec quelques heures de différence et seulement 25 ans d’écart ! On aurait voulu le faire exprès, qu’on y serait pas arrivé !

Et puis après 4 jours à peine, l’île de Porto Santo est apparue devant l’étrave ! Nous avons fait quand même une bonne moyenne et les 5 nœuds sont bien là après quelques pointes à 8 nœuds et quelques « mous » à moins de 3 nœuds !

Séville

Passer à si peu de distance (environ 150 kms), sans visiter cette ville mythique que beaucoup de gens nous ont ventée, serait une grave erreur et nous nous en sommes rendu compte ! Séville est très belle et attirante, en plus de compter des habitants très sympathiques.

Une visite guidée, de la Cathédrale et du Palais de l’Alcazar, nous a permis de revoir un peu notre histoire de cette partie du Monde ainsi que celle des religions et leurs influences architecturales.

Le soir, après une journée écrasante de chaleur pour nous petits « bretons » habitués à 28° maximum, nous assistons à un spectacle de Flamenco (lien) et si vous en redemandez, voici un autre extrait ! (lien).

Le lendemain, comme on avait pas tout vu, loin de là, nous commençons par les arènes.

Dans les avenues de Séville, nous croisons les calèches qui promènent les touristes dans différents quartiers. Nous les verrons à pied !

Nous nous réfugions dans un musée climatisé et y découvrons cette exposition sur le 1er voyage autour du Monde par le navire Victoria et le capitaine Magellan, qui ne finit pas ce voyage (il est mort en route !) ! Le Victoria fût ramené par un de ses lieutenants : Juan Sébastien ELCANO.

En chemin pour aller voir la Place d’Espagne (voir photos plus loin !), nous rencontrons cette femme qui danse (le Flamenco bien sûr !). Une petite sono, une planche, pour y « claquer » ses talons et ses pointes afin de faire le rythme et elle se donne à fond dans son art ! Elle va même jusqu’à « changer » de costume en fonction du morceau qu’elle danse !

Un petit passage par les « Archives des Indes », ne nous permettra pas de les consulter, même de loin ! Dommage !

Un passage, pour chercher de l’ombre, par le Jardin de Santa Luzia, nous fera découvrir des arbres gigantesques !et Joëlle s’y cache !

Puis nous arrivons à cette fameuse Place d’Espagne !

Pour la fin de cette journée, ce sera un peu plus « prosaïque ». En effet, le « programme » prévoit un plein de la voiture pour faire le ravitaillement en nourriture pour le bateau et surtout son équipage ! Donc nous retrouvons les joies du supermarché (Carrefour pour ne pas faire de publicité) « local » !

Nous rendons la voiture le lendemain et nous mettons en route un peu plus tôt que prévu, le soir même, vers Madère. Juste le temps de mettre un peu plus de gasoil dans le réservoir de Kéjadenn, pour assurer au moteur, au cas où ! Les prévisions météo nous donnent une fenêtre assez courte pour bien passer entre de la « pétole » (moins de 10 nœuds) et un vent un peu fort pour nous ( 30 nœuds !). En route ….

Portugal suite encore !

Départ de Cascais en disant au revoir à Lisbão et en se dirigeant vers Sésimbra.

Passage du Cabo Espichel et, on a le temps et il n’y a pas de vent, on visite la côte de près !

Puis un mouillage à Sésimbra pour que je me rende compte comment cela a changé depuis mon passage en Rush royal en 1983. D’accord ça date un peu mais les souvenirs, liés à ce port, sont forts ! Je ne sais pas si les personnes qui étaient avec moi liront ces lignes, mais je me rappelle d’avoir « perdu » mon bateau alors qu’il était mouillé dans ce port ! Ce sont des pêcheurs qui me l’ont rapporté, il était parti avec son mouillage complet en tas sur l’ancre ! Depuis je vérifie toujours l’étalement de la chaîne et la tenue du mouillage avant de descendre à terre ! Ce qui n’empêche pas de se retrouver dans le cas de l’Île d’Aix (lien pour ceux ou celles qui n’auraient pas suivi l’histoire !)

La partie suivante, et oui on ne s’attarde pas à Sésimbra et on ne descendra même pas du bateau mouillé devant la plage. La navigation suivante, donc, c’est le passage du Cabo San Vicente. C’est le cap le plus sud-ouest de l’Europe continentale et le virage « obligé » pour aller voir comment c’est en Algarve. Des dauphins nous gratifient de plusieurs visites (lien), par groupes de plus ou moins d’individus, mais toujours curieux et joueurs dans l’étrave de Kéjadenn, à la voile ou au moteur ! Et elle se fera en grande partie de nuit

Un arrêt, à Baleeira. Petit port de la ville de Sagres qui, à part sa bière, n’a pas d’intérêt particulier ! Puis en route pour la côte sud du Portugal, la célèbre région de l’Algarve ….

On a le choix entre des grandes villes avec marinas etc. ou mouillages plus ou moins calmes mais plus « pittoresques ». On fera un peu des deux !

On commence par Alvor, mais avant d’y arriver nous passons devant une côte TRÈS découpée, un peu avant Lagos. Comme le vent n’est pas de la partie, nous en profitons pour nous approcher un peu !

Nous n’y restons pas longtemps car il y a beaucoup de monde et préférons aller voir cette lagune d’Alvor dont l’entrée étroite est ouverte à la navigation aujourd’hui : profitons-en !

Pour y entrer, un peu de courant avec nous (c’est la marée montante !) mais les bancs de sables nous attendent au « tournant » ! C’est à 4 reprises que nous « frottons » le dessous de la quille dans le sable (c’est bien, ça fait le carénage qu’on ne peut jamais faire proprement !). Après ces essais de passage, nous n’insistons pas mais nous mouillons quand même dans la lagune, avec d’autres voiliers et bateaux à moteur dans un espace assez large pour tous, juste après la passe d’entrée. Il y a environ 2.50m d’eau à la basse mer ! Ça suffira !

Le lendemain matin, nous allons, en annexe, vers le fond de cette lagune pour y découvrir d’anciennes salines qui servent de point de passage, ou plus, pour un grand nombre d’oiseaux. Ils la connaissent comme la deuxième plus grande réserve ornithologique du pays, autant dire qu’ils y font, eux aussi, un peu de tourisme ! Nous y surprenons des cigognes (par centaines), des flamands roses (nombreux aussi !), des hérons cendrés, des aigrettes et encore bien d’autres pas facile à identifier sans les approcher de trop près !

Le soir, avec le vent qui se lève, c’est le royaume des Kite surfs. Ils sont des dizaines, débutants ou confirmés, avec ou sans « foils ».

C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres navigateurs ! Oriane et Romain sont plus jeunes que nous et ont 2 enfants, Hugo et Tom, 3 et 5 ans. Ça nous a rappelé un autre voyage ! Ils remonteront le Guadalquivir pour aller visiter Séville et on les reverra peut-être à Madère ou ailleurs !

La ville d’Alvor n’a rien d’extraordinaire, elle est proche des grandes cités de Lagos et Portimão et donc très fréquentée par les touristes ! Les voiliers peuvent y aller mais le passage ne se fait qu’à marée haute et encore avec des tirants d’eau inférieurs à 2m ! Nous y déjeunerons tout de même de bonne façon, dans un resto essentiellement fréquenté par des locaux ! Pas cher, sans « chichi » et bon en plus !

L’escale suivante, après être ressorti de la lagune sans souci, c’est Portimão, pour y résoudre un souci technique, sans urgence, mais important : le remplissage d’une de nos 2 bouteilles de gaz !

Mais avant ça, nous longeons encore la côte, afin de profiter d’un petit mouillage très joli pour quelques heures à la Punta João de Arens.

Puis le soir c’est Portimão et sa marina à 1/2 tarif (pendant 5 nuits maximum) grâce au réseau de port Trans Europe. Merci au port du Moulin Blanc de nous y avoir inscrit !

Nous n’oublions pas de chercher une solution pour notre bouteille de gaz ! Je résume la situation : Nous avons à bord 2 bouteilles de 10 kg avec un robinet et embout « français ». Nous ne trouvons en Espagne et au Portugal, mais ça serait pareils dans d’autres pays, que des bouteilles avec des embouts « locaux ». Chaque pays a sa norme d’embout et de robinet ! Nous cherchons un robinet « local » SANS détendeur afin de vider (en plein air et à l’abri des fumeurs !) la bouteille « locale » dans la nôtre ! C’est assez simple dit comme ça ! Mais nous passons toute la matinée et une bonne partie de l’après midi à parcourir la ville et surtout sa zone industrielle et commerciale, à pied bien sûr ! Nous finissons par trouver ce que nous cherchons dans un dépôt de gaz Galp et il ne reste qu’à rapatrier le robinet et surtout la bouteille pleine jusqu’au bateau. Et là l’affaire se complique quand le taxi appelé pour cela refuse de prendre la bouteille et s’en retourne d’où il vient !! Pas prévu ça en plus …… Quelques minutes passent et la personne du dépôt nous propose très gentiment de nous la livrer à la Marina mais il faut rappeler un taxi pour nous deux car le livreur ne peut pas nous prendre dans sa camionnette de livraison.

Bref le tout arrive au port et il ne nous reste plus qu’à faire le transvasement. Pour cela nous sortons le bateau de la marina, le mettons au mouillage dans l’avant port et mettons pas moins de 2 h et demie pour finir notre travail proprement ! Il aura fallu toute la journée pour remplir la bouteille vide et même rajouter un peu dans l’autre ! Nous sommes donc avec de bonnes réserves de gaz et Joëlle pourra faire des gâteaux sans compter !

Le lendemain c’est lessive +++ et remplissage des réservoirs d’eau et de gasoil, sans oublier le bidon d’essence du moteur de l’annexe, qui ne consomme pas grand chose mais, de temps en temps, a soif !

Une petite visite dans la ville de Portimão en allant rendre la bouteille vide (et récupérer la caution du contrat !) ne nous donne pas plus que ça envie d’y rester !

De Portimão, nous repartons vers Faro pour y rejoindre Patrick et Christine de Chimère qui y sont depuis hier.

Faro et Olhão sont situées en fond d’une très grande lagune qui avance dans la mer. L’entrée est assez serrée et peut être « sportive » par vent fort et surtout grosse houle ! Ça n’est pas le cas quand nous nous y présentons et nous pouvons mouiller dans le large chenal entre Ilha Culatra et les bancs de sable au sud d’Olhão où Chimère nous attend. Une petite virée à Faro pour un « ravitaillement » nous montre une ville mignonne, mais sans grand intérêt si on y prend pas l’avion (aéroport international !).

Nous préférons nous attarder à Olhão, plus jolie et accueillante ….

Les activités du mouillages sont diverses et variées ! (lien)

Après ce mouillage fort sympathique, nous nous dirigeons vers la frontière Portugal / Espagne.

Une belle aiguillette est venue se perdre sur la ligne qui traîne à l’arrière de Kéjadenn. Elle était très bonne et nous l’en remercions !

Le port de Villa Réal do Santo Antonio

nous servira de base pour aller visiter Séville (Voir l’article suivant …) et préparer le départ pour Madère (eau, gasoil, nourriture fraiche et infos météo !).