Nous et Corona virus ?

Nous sommes, comme tout le monde, soumis au confinement à cause du virus qui voyage. Nous avons pu nous « réfugier » dans un coin du Brésil, un petit paradis non touché mais qui subit les consignes de sécurité et de fermeture des commerces etc… Je vous mets déjà quelques photos de cet endroit très sympa qui se nomme Alter do Chao sur le Rio Tapajos, affluent de l’Amazone, à côté de Santarém.

Nous allons certainement y passer plusieurs jours, au soleil, à la plage et dans une pousada charmante en attendant les autorisations de rejoindre Kéjadenn à Cayenne.

Une pensée vers celles et ceux d’entre vous qui sont coincés chez eux.

À très bientôt….

Dunes de sables

La côte nord du Brésil est essentiellement faite de dunes et d’îles de sable entre lesquelles il est parfois possible de naviguer.

Jericoacoara

C’est une envie importante de revoir ce site de dune de sable qui nous amène à nous arrêter à cette plage ! L’escale faite avec Men-Kar et Socorro avait été marquée par un épisode de débarquement à la plage assez épique, avec remplissage des annexes et le retour au bateau était aussi très périlleux !

Ce coup-ci, nous avons décidé de ne pas chercher à descendre sur le sable de la dune et de nous contenter de l’admirer à partir du mouillage.

Un bon temps de repos et quelques photos avant de repartir en fin de journée pour aller jusqu’à l’archipel de São Juan et à l’île de Lençois (3 jours plus loin !)….

Un vent en « dent de scie » avec des périodes où nous avançons à plus de 7 nœuds qui nous obligent à réduire un peu les voiles, et des périodes moins ventées qui nous ralentissent. L’arrivée pour la marée haute du soir, avant la nuit, est compromise ! En cours de route nous croisons pas mal de pêcheurs et des bouées lumineuses. En voulant passer, au moteur pour palier au manque de vent, entre une bouée et le bateau de pêche (idée du capitaine), nous prenons un filet dans l’hélice. Calage du moteur et bordée de jurons de toutes sortes en vers les idées du capitaine qui ne sont pas toujours très adaptées !!!

On essaie de couper un bout de ce qu’on peut attraper avec la gaffe mais ça ne suffit pas et il faudra attendre (quelques 15 minutes) que le pêcheur arrive, nous engueule en portugais et coupe les deux bouts de son filet sans plus de demande de sa part. Nous remettons les voiles pour que Kéjadenn puisse avancer en espérant que le vent ne nous abandonne pas !

Ça freine beaucoup ces morceaux de filet qui nous restent accrochés à l’arrière ! Aussi nous reprenons la gaffe et remontons ce qui peut l’être afin de diminuer cette « ancre flottante » en tailladant ce qui reste de visible à l’arrière du bateau.

Il fait toujours nuit et je n’ai pas dormi car cela c’est passé juste au changement de quart. Je vais donc faire un petit somme, qui n’en sera pas un mais qui me permet de relâcher un peu les tensions de fatigue et d’énervement.

Ça cogite quand même bien dure dans mes neurones avec quelques interrogations sans trop de réponse !

Comment on fait pour entrer dans la rivière sans moteur ? Et comment on va pouvoir retirer ce morceau de filet  de l’hélice ? Est-ce que le vent va nous aider ? Ne ferait-on pas mieux de mettre en route vers Cayenne comme ça ? etc. etc….)

Le jour se lève et nous trouve plus ou moins à l’arrêt dans la baie de Lençois où le courant de la marée montante nous emmène vers notre destination, l’entrée de la rivière de Lençois.

Joëlle, en apnée, va voir comment c’est dessous. Mais même avec un couteau bien affuté, il y en a beaucoup trop. Par contre l’eau est assez claire pour voir ce qu’on fait ! Décision de prendre la bouteille de plongée et de tenter l’aller décrocher ce frein.

Cela me prendra plus d’une heure et demie, je viderai presque toute la bouteille et en m’aidant de couteaux, pinces, cutter et même d’un winch pour tirer sur le nylon du haut du filet qui était pris dans la bague hydrolube, nous arrivons à nettoyer l’arbre et l’hélice afin de remettre le moteur en fonction. Essais en avant et en arrière et ça fonctionne bien alors en route ! 

Avec un peu de retard nous arrivons à la ponte Gino, l’entrée de la rivière, la marée ne nous a pas attendue et nous y mouillons en attendant la renverse du soir pour aller au pied de la dune de Lençois…

Ilha de Lençois

Décrire ces dunes et l’ambiance qui en émane n’est pas de mon niveau de prose aussi je laisse les photos parler d’elle-même.

Du sable et encore du sable avec des dessins faits par la pluie et le vent ….

Nous sommes le seul voilier au mouillage, mais …

C’est un petit paradis ! Mais comme toutes les bonnes choses il y a un revers à la médaille : ce sont les nonos. Petits moustiques assez virulents qui débarquent surtout le soir !

Fortaleza

Cet épisode de navigation dure environ 3 jours, et de nuit avec un vent qui monte à 30 voire même 35 nœuds de l’arrière, nous arrivons à Fortaleza. Une grande baie avec beaucoup de cargos au mouillage et des épaves non signalées, une houle assez marquée d’environ 2 mètres, nous progressons, au moteur afin de garder de la manœuvrabilité, vers l’avant port de la marina que nous connaissons pour nous y être arrêtés avec Men-Kar et Socorro en janvier 1995. Nous mouillons devant le chantier naval et attendons, en dormant, le lever du jour pour aller nous mettre aux pontons de la marina, au pied de l’hôtel de luxe, Marina Park !

Quelle déception en arrivant avec Kéjadenn dans cette marina, il n’y a plus de ponton et seulement 4 bateaux à l’ancre avec 2 aussières à l’arrière frappées sur les poteaux qui restent debout !! Retour sur notre ancre et débarquement avec l’annexe sur ce qui reste de ponton d’accueil. Là, un homme courtaud, bien sapé comme un directeur, nous indique qu’il est interdit de mouiller dans l’avant port à cause des bateaux de passage, du chantier et d’autres encore ! Il faut venir se mettre à la marina et payer 4,7 réals / pied / jour !!! ( Muito Caro, mais il n’en démord pas). Finalement nous mettons Kéjadenn comme il nous l’indique, avec l’aide des deux marinheros et décidons de n’y rester qu’un jour payant.

Nous devons en profiter pour faire les formalités administratives de sortie du pays (les mêmes qu’à l’arrivée à Salvador) dans le plus court délai possible afin de finir d’employer ce temps pour faire le plein de « frais » pour la suite de notre voyage … 

Nous y arrivons et pouvons même faire une petite balade à pied dans le centre de la ville. Assez triste et miséreux. Pas un endroit à s’y promener le soir !! Cela nous est confirmé par le chauffeur de taxi qui nous ramène à la marina avec nos sacs remplis de fruits et légumes !

Nous pouvons aussi profiter pleinement de la piscine de l’hôtel où il n’y pas grand monde !

Bref cette escale n’est pas terrible, chère et un sentiment d’insécurité y est plus présent que dans nos autres étapes !

Puis dans la fin d’après midi, nous mettons Kéjadenn sur ancre à nouveau avec un petit épisode de dérapage dans la nuit (vent qui monte à 30 nœuds et plus en quelques minutes !), avant de remettre en route au petit matin,  vers le nord du pays…..

Les étapes suivantes seront avec pas mal de sable, dunes et lagunes, avant d’arriver à Cayenne, notre prochaine escale importante ….

Marina Jacaré Village

Marina sur le Rio Paraiba dans le village de Jacaré entre Cabedello (port de commerce et de pêche) et la grande ville João Pessoa (capitale du Paraiba) (lien)

Cet article vous présente une partie des différentes personnes rencontrées lors de notre séjour à Jacaré Village.

Louis Guy, ancien corailleur et capitaine de yacht, il est en « vacances » à bord de son voilier, un grand soleil 46’. Un ami ayant une dette envers lui, le lui a donné avec une somme pour le remettre en état ! Sauf que la remise en état n’est jamais finie !! et Louis Guy doit faire face à des avaries qui le découragent un peu, ainsi que ses équipiers de passage !

Pascal et Yves ont fait le carénage de Tahaa un peu avant nous et nous ont donc permis de voir l’antifouling brésilien et le « Parklev » en fonction !
Eugène les a rejoint par avion, via São Paulo (il a raté sa correspondance pour João Pessoa et on en a entendu parlé !!) et ils doivent descendre vers Salvador puis Rio avant de remonter à Jacaré puis vers les Caraïbes …

Élisabeth et Jacques doivent revendre leur Exploration 45 (Garcia alu de toute beauté mais trop grand pour nous et bien sûr hors budget !!) à cause d’un problème de santé important de Jacques. Ils rangent et profitent de ce temps de « vacances » pour visiter un peu le Brésil à partir de Jacaré.

Franck et Marleen sont de grands voyageurs en bateau depuis fort longtemps et ils ont vu à peu près toutes les mers du globe depuis le temps qu’ils naviguent sur leur « Firiel » (Ovni 37). Ils viennent le remettre à l’eau ici à Jacaré pour le remonter vers les Caraïbes au printemps. Peut-être se recroisera-t-on ? Nous faisons avec eux la « découverte » du pré carnaval à João Pessoa avec ses camions sono immenses et plein de décibels !!

Manu et Basile sur leur « Joseph » (voilier pas tout jeune en acier de 10 m). Ils sont jeunes (31 et 28 ans) et férus d’escalades, cheval (Manu est monitrice d’équitation !) et de kyte surf ! Nous leur avons proposé de venir avec nous voir un peu l’intérieur du pays et ils ont accepté sans souci !! (Lien vers Pai Mateus). Leur chien Huanca, très gentil et obéissant, fait aussi parti du voyage !

Francis et Nicolas, deux français, sont les gérants de cette marina accueillante et conviviale !
Leurs expériences et les renseignements fournis sur la ville et les escales à venir nous ont bien aidés !


Jean-Pierre, le cuisinier du restaurant de la marina, (il est belge, mais nul n’est parfait !) nous a aussi bien guidé pour le carnaval et ses préparatifs. Merci à lui pour les sorties nocturnes en amont du carnaval !

Georges et Kica à bord d’Antartica (alu strongal de 20 m par 5.5 m !) sont là pour embarquer des passagers vers Dakar puis ils remontent vers les fjords norvégiens !! Georges à pour nom de famille : Meffre ! Ceux qui lisent les livres d’aventures de mer depuis déjà quelques dizaines d’années, connaissent ce Georges Meffre ! (lien).

Paul (franco suisse) sur un feeling 35 nommé Catriona (en souvenir de Stevenson !?) est un solitaire qui arrive du Cap vert quelques jour après notre arrivée ! Il pense mettre son bateau au sec ici, rentré en France puis revenir avec sa compagne, dans quelques semaines) pour voir la côte est du Brésil avec retour à Jacaré. Puis il continuerait seul vers les Caraïbes et nous a demandé de lui envoyer des renseignements sur la côte nord du Brésil !

Après ces jours de fêtes et de travaux bien remplis, tous ces joyeux moments passés en très bonnes compagnies, nous repartons avec un bateau propre vers le nord du Brésil. Escale prévue à Fortaleza et ça fera l’objet d’une publication prochaine ….

Lajedo do Pai Mateus

Après avoir beaucoup tergiversé entre l’Amazone et le Sertão à visiter en laissant Kéjadenn à la marina, nous avons finalement opté pour une balade en voiture vers Lajedo de Pai Matéus et les environs. Nous irons en Amazonie à partir de Bélem, mais en laissant le bateau à Cayenne. Les vols pour Bélem y sont très nettement moins chers ! La solution de laisser le bateau à Bélem nous a été très fortement déconseillée par Nicolas et Francis. Pas de marina avec ponton, donc sur ancre dans le rio Para et surtout une insécurité importante dans le secteur de Bélem (racket et vol d’annexe etc..).

La voiture réservée, nous proposons à Manu et Basile de Joseph de nous accompagner avec leur chien Huanca (lien vers page Jacaré chapitre Joseph). C’est OK pour eux et nous en sommes très contents.

Les routes brésiliennes ne sont pas si mauvaises que ce qu’on nous avait dit et nous pouvons rouler à la limite autorisée (80 Km/h ou même 100 Km/h sur certains tronçons !). Un départ en milieu de journée, nous amène à la pousada Granville à Campina Grande en fin d’après midi (il y avait une chambre en plus pour Manu et Basile, Huanca reste dans la voiture !) après avoir traversé quelques champs d’ananas et des endroits plus secs ! Un repas en « churascaria » et dodo car le lendemain nous allons voir des « cailloux » et ça risque d’être assez chaud. Le Sertão est la région la plus sèche du Brésil !

Une petite visite sans guide au Lajedo de Bravo

Puis arrivée à Pai Matéus, où c’est la pousada qui organise les visites sur son terrain (donc privé !) et il faut prendre un guide. Il ne sera que pour nous !

Retour en fin de journée à la pousada avec repas dans un restaurant « branché » de la ville. Bof !

Basile perplexe devant son oignon frit !
Mais il s’est régalé tout de même !

Le lendemain nous allons voir d’autres pierres qui portent des gravures préhistoriques

Le retour par des petites routes se fait tranquillement. Ces 3 jours passés « loin » du bateau nous ont apporté un vrai dépaysement !

Nous rendons la voiture le lendemain vers 14 h après avoir profiter du coffre pour faire un plein de courses pour le ravitaillement du bord. Dans les prochains jours, prochaines semaines, nous allons avoir besoin d’autonomie de ce côté-là ! En effet après avoir pris tous les renseignements nécessaires, nous décidons qu’un arrêt très court à Fortaleza (2 ou 3 jours) sera indispensable pour y faire les papiers de sortie du pays et un ravitaillement en fruits et légumes. Mais je m’avance et vous raconterais la suite un peu plus tard ……

Joao Pessoa

En partant de Salvador, nous avons peu de vent et il est presque « dans la route » ! Il faut donc s’écarter de la côte en tirant un bord pas très favorable et comme il y a du courant, portant au sud, le cap n’est pas du tout fameux !! Bref au bout de 2 heures, nous virons de bord et remontons vers le nord ….

C’est au rythme de l’escargot que nous avançons car le vent n’est pas bien fort, il est presque en face et le courant (1.5 nœud) nous est contraire aussi. Ils s’y mettent à deux pour nous inciter à faire du sud !!!! Tous les équipages rencontrés à Salvador nous y incitaient aussi ! Mais nous avons décider de voir cela pour une autre fois !?

Après 5 jours à ce rythme lent, nous arrivons dans le chenal d’entrée de Cabadello et remontons le fleuve qui doit nous mener à la Marina de Jacaré Village (lien). Francis et Nicolas tiennent cette marina depuis quelques années et accueillent de plus en plus les bateaux venant directement du Cap Vert. Mais ils voient arriver aussi de plus en plus les voiliers qui « finissent » le tour du monde en provenance de Captown en Afrique du Sud !

Cette escale est avant tout technique car nous devons réviser totalement le joint tournant de l’arbre d’hélice pour qu’il ne s’use plus anormalement, comme il le fait depuis le Cap-Vert ! Pour cela il faut mettre le bateau au sec et les installations de la marina nous permettent de le sortir de l’eau en sécurité. On en profite pour le nettoyer et refaire la peinture antifouling (ici les algues et coquillages poussent vite !).

Carénage Jacaré

La sortie d’eau le soir, juste à la marée haute, mais aussi juste avant le coucher du soleil, nous a obligé à commencer le grattage au crépuscule puis à le continuer à la frontale ! Quelques anatifes (Pousse pieds) encore accrochés à la quille et au safran, des plaques de balanes en « devenir » et quelques algues, bref le nettoyage était plus que nécessaire !

Le lendemain, après une nuit à bord avec quelques moustiques en plus, c’est Joëlle qui se colle au nettoyeur haute pression (pas si haute que ça !) que nous a loué Francis. Nous nous mettons au travail dès 6h00 car il fait relativement frais et plus tard ce sera le four dans cette cour !

Elle va passer toute la coque au « petit pinceau » (environ 40m²) pendant que je démonte l’arbre d’hélice pour avoir accès au joint tournant et au nettoyage de l’intérieur du tube d’étambot. J’en profite aussi pour changer la bague hydrolube qui sert de palier arrière à l’arbre d’hélice. Quelques suées et jurons plus loin, Joëlle a terminé le nettoyage et j’ai tout remonté correctement.

La partie peinture peut commencer ! Le « Tritão » de chez « International Brésil », est l’équivalent du « Trilux 33 » mais en plus dilué ! Ici les solvants s’évaporent rapidement et cela s’avère nécessaire d’en mettre plus. Le brassage du produit est tout de même fait à la baguette de bois et pas très efficace ! La 1ère couche s’en trouve assez peu couvrante. Nous étalons TOUT le contenu des 2 pots de 3.6 litres achetés en autant de couches que nécessaire et en privilégiant la flottaison, la quille et le safran avec son aileron.

Puis c’est la remise à l’eau 1 jour plus tôt que prévu et toujours à la marée haute, donc le soir ! (lien)

Une fois Kéjadenn remis au ponton, nous apprécions une bonne caïpirinha préparée par Jean-Pierre, merci à lui de nous attendre si tard le soir !

Les marées ne se mettant pas avec nous pour raccourcir notre séjour et nous avons du attendre les gros coefficients pour que la sortie d’eau puisse se faire sans risque d’échouage ! Aussi, nous en avons profité pour visiter certains quartiers de João Pessoa

Nous avons aussi assisté à quelques préparatifs du carnaval car nous n’y serons plus à cette période là !

Une autre curiosité de Jacaré, c’est le Boléro de Ravel au coucher du soleil …

Nous avons pris aussi le temps de prévoir un petit séjour à l’intérieur du pays avec une voiture de location.(voir article sur Pais Mateus)……

Chapada Diamantina

En bateau, le « défaut » est que nous ne voyons souvent que la côte et les bords d’un pays accosté ! Aussi nous avons mis dans notre programme, de laisser le bateau quelques jours, prendre le bus et d’aller voir un peu « l’intérieur ». Annick et Georges nous avaient conseillé le parc de la Chapada Diamantina autour de la ville de Lençois (État de Bahia). Nous avons donc réserver une pousada et un aller retour en bus (environ 6h30 de trajet !) par internet à partir de Salvador…

Un départ, en taxi, de très bonne heure pour arriver à la « rodoviaria » (Gare routière) de Salvador à 6h45. Les bus sont très confortables, toilettes, sièges inclinables (vraiment !) et clim pas trop froide (en tous les cas dans la journée !). Un arrêt en route pour un casse croûte dans une « lanchonette » et arrivée à 14h avec une petite heure de retard car une fuite de liquide de direction a bloqué le bus pendant 1 heure dans une station service !

Paysage sec en route !!

La pousada do rio (notre réservation) est à 10 minutes de la gare routière et nous en profitons pour passer à Chapada Adventure, chez qui nous avons réservé deux jours de visites guidées dans le parc. Nous prenons rendez vous pour le lendemain matin 8h30 à la pousada.

En attendant nous allons nous rafraichir dans le rio qui passe à côté de la pousada et découvrons un endroit très sympathique :

Le lendemain c’est à 8h30 précises que Pedro, notre guide pour ces deux jours, vient nous chercher avec le mini-bus. Nous serons 6, un couple de jeunes brésiliens en vacances, un jeune couple de français en congés de vadrouille pendant 4 mois, et nous.

Pour commencer ce sera la Cachoeira do Mosquitos. Cette cascade doit son nom, non pas à cause des insectes, mais plutôt des petits diamants que les anciens y ont découvert. Nous sommes dans la Chapada Diamantina, une ancienne région de carrières de diamants aujourd’hui épuisée.

Après une bonne douche et une petite heure de marche pour y descendre et en remonter, nous apprécions un bon repas au buffet en haut de la cascade.

Puis ces sera une autre cascade pour l’après midi avec un peu plus de marche dans le lit du rio : Poço do diabo !

Le soir, le dîner se passe chez Pedro qui est aussi et surtout restaurateur.

Le lendemain, le groupe est différent (2 guides et 12 personnes) et nous devons aller voir des grottes, un lieu de bain et, si le temps le permet, le coucher du soleil à un joli point de vue !

Puis une autre grotte où, si il avait fait beau, nous devions voir les eaux bleues, d’où son nom : Gruta Azul !

Un bain pour tout le corps qui commence par un « nettoyage » des pieds !!

En ce qui concerne le coucher du soleil, vous avez vu le temps que nous avions à la Gruta Azul … Et bien cela ne c’est pas arrangé et le brouillard est venu boucher le superbe point de vue ! Donc retour à la pousada et nous retournerons chez Pedro boire un caïpirinha (ou deux !) et goûter à ses spécialités. Il nous fait déguster ses crêpes ! Si si !

Le bus nous reprend à 23h30 et nous rentrons au bateau le lendemain matin avec de très chouettes souvenirs de cette petite escapade brésilienne. Encore des rencontres avec des gens sympas et qui « bougent » !

Bahia do todos os Santos

« La plus belle baie du monde ». c’est toujours ce que l’on dit de toutes les baies, mais celle ci est vraiment très jolie et assez grande pour y rester plusieurs jours voire semaines afin de tout découvrir !

Nous n’avons pas pris toutes ces semaines, mais les 3 que nous y avons passé à parcourir certains recoins de cette baie nous ont rempli les mirettes de très belles images et nous y avons rencontré des gens superbes !

Voici, dans un ordre certainement pas chronologique, un aperçu de ces rencontres …

La Bahiannaise
Les Ibis en vol bien ordonné !

Un petit tour dans l’intérieur du pays est la suite du programme ….

Océanis

Claudine et Jacques sont deux retraités heureux. Ils passent la moitié de l’année (l’hiver boréale) au Brésil et l’autre moitié (l’été boréale) chez eux à Lorient (Port Louis). C’est leur rythme depuis 10 ans. Ils ont découvert ce pays en y arrivant, comme nous, en bateau, et ont décidé d’y rester tant qu’ils peuvent ! Ils ont demandé et obtenu un visa permanent en temps que retraités français et « doivent » l’honorer au moins une fois tous les 2 ans ! Nous les avons rencontrés à Salvador et retrouvés à Itaparica, qui est leur « port d’attache ».

Leur bateau est « brésilien », c’est à dire acheté au Brésil. C’est un bateau importé (Bénéteau) et donc payé avec 105% de taxe par son 1er propriétaire car ici ça marche comme ça ! On ne peut pas importé son propre bateau plus de 2 ans (et encore sous certaines conditions !) et encore moins le droit de le revendre sur place (c’est passible de prison !). Donc ils l’ont acheté d’occase ici mais à un prix comprenant bien sûr cette surtaxe (l’ancien propriétaire ne voulant pas y perdre dessus !!). Il est gardienné à l’année au mouillage d’Itaparica (corps mort posé dans la rivière) par un marinhero qui en assure aussi le carénage !

Ils nous ont offert leurs conseils de coins à voir ou à éviter, des cartes et des tuyaux pour bien vivre dans ce pays qu’ils aiment ! Merci à eux et peut-être à une autre fois !?

Ate logo comme on dit ici !

Texas

« Petit Jaune » de 36 pieds (11.30 m) ressemblant très fortement à Kéjadenn. C’est un dériveur intégral en acier, plan Caroff (?) dont le propriétaire (Laurent) a fait tous les aménagements et accastillages lui-même, depuis de nombreuses années.

Laurent navigue avec Ambre. Nous les avons rencontrés une première fois à La Palmeira de l’île de Sal au Cap Vert. Puis recroisés à Caniçal et à Mindelo, toujours au Cap-Vert. C’est à Mindelo que nous avons pu souhaiter un « Joyeux Anniversaire » à Ambre (24 ans). Ils font parti des rares bateaux à vouloir aller au Brésil ! Ils sont partis de Mindelo et du Cap-Vert bien après nous et nous ont rejoint à Salvador au moment où nous partions pour la Chapada Diamantina. En revenant nous avons donc été à Itaparica car c’est là qu’ils ont « élus domicile » !

Leur programme les emmène vers le sud (Brésil et Argentine avant, peut-être de traverser vers l’Afrique du sud et l’Océan Indien …. Avant de les quitter nous y avons fêter les 51 ans de Laurent, Joëlle avait fait un chouette gâteau au chocolat (Laurent adore le chocolat !) et je lui ai offert le « vélo » (c’est juste un pédalier repliable !) que j’avais emporté pour faire un peu « d’entretien » pendant les traversées et dont je ne me suis jamais servi !!

Bon anniversaire Laurent et à bientôt !

Peut-être nous recroiserons nous aux Caraïbes car ils ont aussi une opportunité de convoyer un bateau sur la transat retour vers la Méditerranée ? ….. Ate logo !