Les Canaries (Suite)

TENERIFE

Après une petite navigation en passant au nord de Gran Canaria, sans s’y arrêter, on arrive en fin de nuit à Tenerife et plus précisément à Santa Cruz de Tenerife.

Un petit tour en ville pour y découvrir de jolis monuments, de curieux par-terre et de bon coins pour y manger et boire, évidemment !

Avant de vous faire vivre notre découverte de l’île de Tenerife, je voudrais vous conter une péripétie qui n’est, justement, racontable qu’une fois terminée !

A la marina de Gran Tarajal à Fuerteventura, nous avons « hériter » d’un passager clandestin ! Un rongeur est venu visiter notre bateau et apparemment il lui a bien plu (réserves de fruits accessibles facilement et coin douillets pour se reposer !). C’est en constatant des traces de dents dans les bananes ou le concombre que nous nous en sommes aperçus. Il a « volé » un morceau de poisson qui séchait sur le pont (nous l’avons retrouvé quelques jours après dans un coffre de plancher à l’arrière !). Il devait venir du bateau de pêche voisin !

Branle bas de combat contre cette bestiole, dont on ne connaissait pas la taille mais vu les traces de dents on imaginait un animal (ou plusieurs ?) du gabarit d’un rat fruitier, plus ou moins. Recherches et achat de raticides, tapettes et pièges en glue. On pose tout ça dans les endroits où il semblait passer ….

L’appât dans la tapette a bien été mangé mais elle n’a pas déclenché ! l’animal est malin ! Les sachets de raticide lui plaisent et nous en remettons en espérant qu’il les mange bien sans les stocker « pour l’hiver » !

Toute cette « chasse » a duré une bonne semaine et je ne vous raconte pas l’état d’esprit dans lequel j’étais ! Une bestiole susceptible de ronger tout et n’importe quoi pour se faire les quenottes ! Je vérifiais plusieurs fois par jour les différents passages de câbles électriques et circuits d’eau du moteur pour m’assurer que rien ne craignait de ces côtés là. Qu’il mange un peu nos réserves de fruits, pas grave, mais qu’il soit à l’origine d’un cour-circuit électrique qui mette le feu au bateau ça n’était pas dans mes projets ! Il a quand même croqué les écouteurs du téléphone et un raccord de tuyau d’arrosage.

Bref je vous le présente tel que nous l’avons trouvé un matin à la marina de Tenerife.

Bien ramolli par les raticides, il a fini son voyage dans les eaux de la marina …Ce n’est que quelques jours pus tard que nous aurons la certitude qu’il était tout seul, et tant mieux !

Mais reprenons nos pérégrinations iliennes. La location d’une voiture, nous permet de redécouvrir cette île magnifique !

Un tour vers la pointe Nord Est nous fait goûter aux routes de « crête » où la falaise est des deux côtés de la route !

Un petit crochet vers les piscines naturelles de Bajamar à la Punta del Hidalgo …

Un arrêt à La Laguna pour y visiter son centre « historique », son église Santo Domingo et la tour de l’église de la Conception.

Le lendemain, nous avons rendez vous avec le « maître » des lieux, Le Teide !

En chemin nous visitons un « jardin botanique » ou plutôt un « jardin volcanique » !

Le rendez vous est même très précis , puisque nous devons être à 15h40 à l’embarquement de la cabine du téléphérique qui va nous conduire en haut (ou presque!) de ce grand, très grand volcan (3718 m de haut !)….

Nous y marchons tout de même un peu plus d’une heure sur les sentiers permis et balisés afin d’apprécier le panorama et l’ambiance minérale !

Pour redescendre, nous empruntons le même moyen qu’à la montée (lien). Nos vieilles guibolles n’auraient pas supporté de faire le retour à pied (environ 1200m de dénivelé !)

« En bas », dans la Caldeira, le spectacle continu ….

Au retour de cette journée splendide, nous faisons le petit détour par le port de San Miguel, où sont stationnés Patrick et Christine de Chimère ! Retrouvailles chaleureuses et partage bien sympathique de leur plat de pattes arrosé (sans trop il y a la voiture à ramener à Santa Cruz !) d’un petit vin de Madère ! Nous nous reverrons sûrement encore avant de quitter Les Canaries…..

En attendant de retrouver Chimère, nous poursuivons le lendemain notre périple sur Tenerife. Au menu de ce 3ème jour en voiture, ce sera la côte nord et ses villes pittoresques de La Orotava, La Guancha, Icod de los Viños et Buenavista del Norte.

Orotava et ses « balcones » ….

C’est à Icod de los Viños (lien) que nous avons déguster des plats canariens succulents …..

Notre périple s’est poursuivi en voiture vers Buenavista et les routes en lacets (encore !) de la pointe nord ouest de l’île et puis retour au bateau, les yeux pleins de belles choses et le ventre rassasié !

Quelques jours plus tard, après avoir préparer Kéjadenn pour la suite (améliorations et réparations diverses), nous mettons le cap vers l’île de La Palma où nous avons fait une réservation à la marina de Santa Cruz (un autre !).

LA PALMA

Après une bonne journée et une petite nuit de navigation, nous sommes dans la marina de Santa Cruz de La Palma. C’est le point de rassemblement des participant au Rallye des Iles du Soleil (Lien). Un ponton entier leur est réservé, il y a environ 25 bateaux de prévu au départ. Nous y retrouvons un RM 1200 (Rockingchair) vu à Arrecife sur Lanzarote. La marina n’est pas bien grande et se trouve bien au fond du port qui reçoit des porte-conteneurs, des paquebots de croisière et les ferrys inter-îles. Ça fait pas mal de remue-ménage et en plus la houle du large rentre gentiment par dessous les digues profondes mais « creuses » ! Résultat : Ça roule même dans le port et les pontons comme les bateaux bougent et tirent sur leurs amarres. Pas autant qu’à Porto mais on a pas les mêmes conditions de vent non plus !

Santa Cruz est sympa et la déambulation dans les rues plutôt agréable, surtout qu’elles sont piétonnes et jolies.

Les circuits de bus réguliers sont nombreux et précis, nous en profitons pour débuter notre découverte de l’île, côté sud, les volcans de Teneguia.

Trois petites heures de marche à pieds dans le sens de la descente et à travers les cratères et coulées de lave nous amènent à des salines inattendues dans ce genre de paysages !

Un super restaurant nous y attend et nous n’y résistons pas !

Le retour se fait en bus, un pour remonter au village du départ de la balade et un autre pour faire le retour jusqu’à Santa Cruz. En chemin, nous découvrons les paysages de cette île et nous décidons de louer une voiture pour aller là où les bus ne vont pas !

Une Up (petite citadine de chez VW), louée pas très cher, nous permet donc de monter sur les crêtes de la Caldera Taburiente et de voir ….

Je n’ai pas le temps de tout vous mettre en détail car nous partons demain matin pour les Îles du Cap Vert. Aussi voici un petit diaporama pour visiter le reste de La Palma, comme nous l’avons vu (lien)

La Gomera et El Hierro sont nos étapes canariennes suivantes et je vous les mettrais en ligne dès que j’aurais à nouveau de la connexion et l’accès au site !

Il faudra attendre un peu car la traversée vers le Cap Vert devrait prendre environ 6 à 7 jours (ça dépend du vent !!) et à l’arrivée je ne sais pas si l’internet sera présent !

Nous vous disons donc à bientôt pour de nouvelles aventures ….

Les Canaries

Pour y arriver à partir des Islas Désertas, c’est une traversée de 255 miles nautiques, soit environ 450 kms que nous avons parcourus en un peu moins de 48 heures ! Bonne moyenne de 5,6 nœuds pour notre petit bateau.

Ça soufflait pas mal, mais pas trop ! Par contre ça roulait un peu encore avec une houle de travers par rapport au vent. Ça complique pas mal la vie à bord, préparation des repas, temps de repos, plus ou moins calé avec des coussins dans la couchette arrière. Le sommeil en est perturbé !

Mais la récompense est là :

Avant de vous raconter ce que nous y avons fait, sur ces îles espagnoles, quelques outils pour nous situer !

La Graciosa

Donc une arrivée sur la petite île de La Graciosa, la plus au nord-est de l’archipel. Au mouillage, Chimère nous y attend depuis hier parmi une dizaine d’autres voiliers. Fond de sable avec quelques pâtés de roches volcaniques qui n’aident pas à la bonne tenue de l’ancre. On trouve un bon endroit, sable dans le fond et pas trop près des autres bateaux pour que les nuits soient cool !

Ici les « pouligs » sont chaud mais pas tant que ça ! D’où le port de la combi pour rester assez longtemps dans la grande bleue et voir les poissons locaux. (lien)

Les bonnes choses ont souvent un temps restreint et c’est le cas de ce mouillage « idyllique ». La Météo annonce des vents à 30 nœuds de nord-est et une houle d’ouest de 2 à 3 mètres !! C’est pas les conditions idéales pour rester mouiller là, nous décidons donc, avec Chimère, de partir dès le lendemain pour l’île voisine de Lanzarote, et d’y faire escale à Arrecife, sa capitale !

Lanzarote

Une réservation par internet avait été faite depuis Funchal, mais je n’avais reçu pour toute réponse qu’une confirmation de la réception de mon message. Or ces gens de la marina d’Arrécife considèrent que s’ils ne répondent pas c’est qu’il n’y a pas de place ! Donc en arrivant en fin de journée, avec 25 nœuds de vent qui poussent bien vite, nous nous voyons « rejetés » de cette marina. Pourtant devant nous il y a des pontons vides et au moins une bonne dizaine de places disponibles. « Elles sont réservées depuis longtemps » nous dit-on « et ce n’est pas possible de s’y mettre ! »

Après quelques ronds dans le bassin de la marina, nous ne demandons plus rien à personne puis nous nous posons « discrètement » sur un bout de ponton pour y passer la nuit tranquille et on verra demain ! Ils n’oseraient pas larguer les amarres du bateau tout de même !

Le lendemain nous nous présentons au bureau et négocions une place à la taille de Kéjadenn et ce n’est qu’au bout d’un temps relativement long (deux bonnes heures) et de palabres importantes, mais calmes que nous obtenons une place pour 24 heures ! C’est déjà ça et pour la suite on verra bien !

Ça nous permet de faire des projets pour visiter cette île où il y a plein de volcans à voir. La location d’une voiture nous oblige à aller la chercher à l’aéroport, à environ 15 kms. Prendre le bus, puis une navette pour aller jusqu’au parking du loueur et retour au bateau pour ensuite en profiter !

 

Le jardin des cactus, comme beaucoup d’autres sites visités par la suite, est l’œuvre de César MANRIQUE qui a fait en sorte de lier Nature et Art un peu partout sur son île natale et aussi dans Les Canaries.

César Manrique est présent dans tous les points touristiques de cette île de Lanzarote et ce qu’il y a fait est assez joli et en harmonie avec le passé volcanique des lieux !

Jameos del Agua

C’est encore Manrique qui a fait ce « Mirador del Rio » complètement inclus dans la roche volcanique au nord de Lanzarote en direction de l’île de La Graciosa, à presque 900 mètres au-dessus de la mer …

C’est encore lui qui a fait installé un « musée » dans cette galerie creusée par la lave. Un souterrain de plusieurs kilomètres dont 1500 mètres sont aménagés pour la visite « spéléologique » guidée ! La Cueva de los Verdes …

César Manrique ne s’est pas contenté de faire des lieux touristiques avec les sites naturels de son île, il y a mis sa « patte » jusque dans des endroits « inattendus » ….

C’est avec Patrick et Christine, que nous avons visité le Parc des volcans de Timanfaya et je vous laisse le découvrir en vidéo, un peu compressée car en fait la visite dure une petite heure ! (lien)

Puis nous avons fait une visite aux caves (une qui restait ouverte !) pour y goûter les vins locaux.

Nous quittons Arrecife après 4 jours (tout de même pour un port qui n’avait pas de place !) et mettons le cap au sud de l’île de Lanzarote, vers Rubicon, ou plutôt la baie des Papagayos à l’est de Rubicon. Un mouillage le long d’une grande plage où les gens sont très peu habillés ! Non je ne mettrais pas de photos, tant pis pour certains curieux ! Les bains autour du bateau et la farniente sont au programme de cette escale de 48 heures …

Entre la Baie des Papagayos et Gran Tajaral, notre étape suivante, sur l’île de Fuerteventura, nous avons réussit à pêcher deux bonites et deux maquereaux de belles tailles.

L’autre bonite a fini sa « carrière » de poisson en filets séchés au soleil local, et les deux maquereaux ont fait d’excellentes rillettes très appréciées à l’apéro avec Chimère quelques jours plus tard !

Fuerteventura

Où nous trouvons des peintures de rue très grandes et nombreuses !

où nous avons pris le bus pour aller au « chef lieu du canton » : Tenuije

La descente de la côte est de cette île de Fuerteventura se poursuit en passant, et même en mouillant quelques heures, devant la lagune de Los Veroles

Morro Jable

et un mouillage en face de la ville (sans caractère particulier !).

Fonds de sable, pas beaucoup de voisins, eaux cristallines et pas trop rouleur ! Le top pour aller s’y baigner, surtout en bonne compagnie ! (lien)

Jandia (Puertiti)

Les prochaines îles, pour Chimère : c’est Gran Canaria, au sud, puis le sud de Tenerife avant d’aller à La Gomera. Alors que Kéjadenn va directement à Tenerife, mais au nord, Santa Cruz, où nous avons fait une réservation pour 3 ou 4 jours à la marina, afin de revoir le Teide et peut-être, cette fois-ci y monter tout en haut ? Encore des volcans mais « ceci est une autre histoire » (à lire avec l’accent de Titus !!) ……


Madeira

C’est donc avec 2 raisons précises que nous venons ici, à Madère. Escale technique, bien sûr pour les batteries et le frigo, mais surtout retrouver cette île MAGNIFIQUE pour laquelle nous avons un très grand penchant !

Et la encore l’accueil est grandiose ! Jugez-en : une bonne douzaine de bateaux de pêche décorés de leur grand pavois et transportant des centaines de passagers ….

Non ! Ce n’est encore pas pour nous, mais pour faire la fête de la Mer et transporter une statue de la Vierge sur les flots puis la rapporter (à dos d’hommes !) jusqu’à sa chapelle la-haut sur la montagne !

Pour le reste de notre séjour dans cette île merveilleuse, nous n’allons pas forcément suivre une chronologie, mais plutôt vous montrer ce que nous avons vu au cours de nos « pérégrinations » terrestres …..

Baia de Abra à la Punta São Lorenço

Lieu « magnétique » par ses couleurs de roches et son calme (quand ce n’est pas la fête de la Mer!)

Endroit superbe pour y faire une petite randonnée « à pied dans le désert » et à flanc de crête vertigineuse !

Quinta do Lorde

Je vous passe les détails de cette Marina, qui est un simili de village reconstitué dans les années 2005 à 2009 et n’est habité que par des touristes et/ou des privilégiés, locataires ou propriétaire, durant quelques jours ou quelques semaines ! Pas de vie nocturne, pas d’ambiance de village, mais un endroit idéal pour y mettre le bateau et y faire les petites réparations nécessaires au frigo. Nous profiterons de la voiture louée par Christine et Patrick, de Chimère, pour faire la « tournée » des accessoiristes auto de ce coin de l’île afin d’y dégoter nos batteries de remplacement. Puissance, mais surtout dimensions identiques afin de ne pas avoir à reconstruire le compartiment de rangement de ces éléments vitaux pour notre voilier, donc pour nous aussi ! Merci à eux de nous avoir « supporté » dans cette quête qui nous a pris toute une journée, et la tête pendant plusieurs jours, quand même !!

C’est cette même voiture qui nous emportera tous les 4 dans les coins de l’île que je vous laisse découvrir en photos …

AH oui ! j’allais oublier, je vous mets une carte pour que vous puissiez les situer dans Madère !

Ribeiro Frio

Le plongeon vers la mer est un peu haut !!

Pico Arieiro et Pico Ruivo

Seixal et Porto Moniz

Plateau de Paul da Serra

Côte sud

Funchal

Le Marché

Une promenade le long d’une Levada.

Les levadas sont des canaux de circulation des eaux captées en altitudes et à flanc de montagnes, pour les conduire dans les cultures plus basses. Il en existe plus d’un millier de kilomètres !

D’autres facettes de Funchal

Un patrimoine maritime vivant !

Machico

Après ce tour d’horizon de Madère, nous allons voir d’autres îles de l’archipel :

Las Islas Desertas

C’est, bien sûr, muni d’une autorisation valide, pour mouiller dans cette réserve, que nous partons vers ces îles désertes où il serait possible d’observer les phoques moines qui y vivent en colonies.

Avant de partir de cette réserve, nous voulons voir les poissons de près. Nous les apercevons depuis le pont de Kéjadenn mais c’est mieux dans l’eau ! (lien)

Donc nous voilà à nouveau en route, pour une traversée vers les Îles Canaries (un peu plus courte !) ….

Porto Santo

Super accueil sur cette île de Porto Santo ! Nous y étions presque attendu !


C’est toujours agréable de se retrouver dans une ambiance festive, médiévale après 4 jours « à l’isolement » !

Nous disions donc que Porto Santo était en fête pour notre arrivée et en voilà donc quelques aperçus ….

Avant de quitter cette ambiance, qui dure plusieurs jours tout de même, nous profitons d’un peu du reste de l’île, mais juste un peu (voir plus loin) !

Vous l’avez lu dans l’article précédent, notre frigo a encore fait des siennes, il ne fait plus de froid. C’est quand même pour ça qu’il est embarqué ! C’est donc un inutile à bord, et les inutiles on les débarque ou bien il font leur boulot ! Non mais ! Nous décidons quand même de le garder et de chercher un frigoriste sur Madère, la prochaine escale !

Bref la 1ère urgence c’est quand même nos batteries âgées et à qui on en demande beaucoup plus qu’avant et surtout plus souvent et longtemps. Elles sont vieillissantes et, même si nous ne sommes plus tout jeune, les vieux à bord n’ont pas vraiment leur place alors il faut penser à les changer ! Et là commence un vrai jeu de piste (j’y reviendrai plus tard !) qui nous empêchera de profiter complètement et assez longtemps de cette jolie « petite » île (quand je dis petite, elle est quand même plus grande que Ouessant !) comme nous l’aurions souhaité.

1ère traversée !

C’est toujours un peu stressant que de commencer une traversée ! même si elle ne dure que quelques jours !

Pour Madère, ou plutôt Porto Santo, nous prévoyons 4 à 5 jours en fonction des conditions de vent et de mer. Les côtes qui disparaissent de notre vue, en dehors de quelques phares, la première nuit et dans le lointain, sont vite remplacées par les silhouettes des cargos, de jour, ou leurs simples feux de navigation, la nuit !

Un début de trajet un peu lent, peu de vent, nous oblige à mettre le moteur assez longtemps pour rejoindre une zone un peu plus ventée. Une mer assez désordonnée nous procure un inconfort important, surtout la nuit ! Le bateau roule dans la houle qui vient de Gibraltar alors que le vent peine à s’établir concrètement.

Puis du vent, enfin, et même pas mal (15 à 20 nœuds) ! Sa direction, Nord à Nord-est, est bonne et nous pousse dans la bonne direction. La mer est toujours un peu hachée et le roulis toujours gênant et fatigant !

Nous croiserons aussi, surtout de nuit, des bateaux de pêche, sur des zone de « hauts fonds ». C’est à dire 80 m ou 100 m de profondeur alors que partout autour, il y a entre 3500 et 4500 m. Et puis comme tout va bien, il faut bien que quelque chose se mette à tourner « ovale » ! Le frigo, encore lui, tourne de plus en plus souvent pour de moins en moins de froid ! Résultat : nos batteries, déjà bien âgées, ne supportent pas ce genre de traitement et s’affaiblissent de plus en plus. Qu’à cela ne tienne, on va les recharger avec le moteur …. Elles sont TOUTES à plat et le moteur refuse de démarrer !

Nous sommes en pleine nuit sans lune et l’électricité du bord est au plus faible ! Nous coupons tout, sauf une loupiotte à la table à carte et le feu de navigation (qui nous signale aux autres navires !). Et puis nous ressortons les bonnes vieilles méthodes de navigation, la carte et l’estime. Pour l’estime nous sommes bien aidés par le GPS de la VHF portable qui est sur piles (il va falloir l’économiser +++). En faisant cela nous nous rendons compte que sur la carte (c’est la même qu’avec Men-Kar !), nous sommes au même endroit à la même date, avec quelques heures de différence et seulement 25 ans d’écart ! On aurait voulu le faire exprès, qu’on y serait pas arrivé !

Et puis après 4 jours à peine, l’île de Porto Santo est apparue devant l’étrave ! Nous avons fait quand même une bonne moyenne et les 5 nœuds sont bien là après quelques pointes à 8 nœuds et quelques « mous » à moins de 3 nœuds !

Séville

Passer à si peu de distance (environ 150 kms), sans visiter cette ville mythique que beaucoup de gens nous ont ventée, serait une grave erreur et nous nous en sommes rendu compte ! Séville est très belle et attirante, en plus de compter des habitants très sympathiques.

Une visite guidée, de la Cathédrale et du Palais de l’Alcazar, nous a permis de revoir un peu notre histoire de cette partie du Monde ainsi que celle des religions et leurs influences architecturales.

Le soir, après une journée écrasante de chaleur pour nous petits « bretons » habitués à 28° maximum, nous assistons à un spectacle de Flamenco (lien) et si vous en redemandez, voici un autre extrait ! (lien).

Le lendemain, comme on avait pas tout vu, loin de là, nous commençons par les arènes.

Dans les avenues de Séville, nous croisons les calèches qui promènent les touristes dans différents quartiers. Nous les verrons à pied !

Nous nous réfugions dans un musée climatisé et y découvrons cette exposition sur le 1er voyage autour du Monde par le navire Victoria et le capitaine Magellan, qui ne finit pas ce voyage (il est mort en route !) ! Le Victoria fût ramené par un de ses lieutenants : Juan Sébastien ELCANO.

En chemin pour aller voir la Place d’Espagne (voir photos plus loin !), nous rencontrons cette femme qui danse (le Flamenco bien sûr !). Une petite sono, une planche, pour y « claquer » ses talons et ses pointes afin de faire le rythme et elle se donne à fond dans son art ! Elle va même jusqu’à « changer » de costume en fonction du morceau qu’elle danse !

Un petit passage par les « Archives des Indes », ne nous permettra pas de les consulter, même de loin ! Dommage !

Un passage, pour chercher de l’ombre, par le Jardin de Santa Luzia, nous fera découvrir des arbres gigantesques !et Joëlle s’y cache !

Puis nous arrivons à cette fameuse Place d’Espagne !

Pour la fin de cette journée, ce sera un peu plus « prosaïque ». En effet, le « programme » prévoit un plein de la voiture pour faire le ravitaillement en nourriture pour le bateau et surtout son équipage ! Donc nous retrouvons les joies du supermarché (Carrefour pour ne pas faire de publicité) « local » !

Nous rendons la voiture le lendemain et nous mettons en route un peu plus tôt que prévu, le soir même, vers Madère. Juste le temps de mettre un peu plus de gasoil dans le réservoir de Kéjadenn, pour assurer au moteur, au cas où ! Les prévisions météo nous donnent une fenêtre assez courte pour bien passer entre de la « pétole » (moins de 10 nœuds) et un vent un peu fort pour nous ( 30 nœuds !). En route ….

Portugal suite encore !

Départ de Cascais en disant au revoir à Lisbão et en se dirigeant vers Sésimbra.

Passage du Cabo Espichel et, on a le temps et il n’y a pas de vent, on visite la côte de près !

Puis un mouillage à Sésimbra pour que je me rende compte comment cela a changé depuis mon passage en Rush royal en 1983. D’accord ça date un peu mais les souvenirs, liés à ce port, sont forts ! Je ne sais pas si les personnes qui étaient avec moi liront ces lignes, mais je me rappelle d’avoir « perdu » mon bateau alors qu’il était mouillé dans ce port ! Ce sont des pêcheurs qui me l’ont rapporté, il était parti avec son mouillage complet en tas sur l’ancre ! Depuis je vérifie toujours l’étalement de la chaîne et la tenue du mouillage avant de descendre à terre ! Ce qui n’empêche pas de se retrouver dans le cas de l’Île d’Aix (lien pour ceux ou celles qui n’auraient pas suivi l’histoire !)

La partie suivante, et oui on ne s’attarde pas à Sésimbra et on ne descendra même pas du bateau mouillé devant la plage. La navigation suivante, donc, c’est le passage du Cabo San Vicente. C’est le cap le plus sud-ouest de l’Europe continentale et le virage « obligé » pour aller voir comment c’est en Algarve. Des dauphins nous gratifient de plusieurs visites (lien), par groupes de plus ou moins d’individus, mais toujours curieux et joueurs dans l’étrave de Kéjadenn, à la voile ou au moteur ! Et elle se fera en grande partie de nuit

Un arrêt, à Baleeira. Petit port de la ville de Sagres qui, à part sa bière, n’a pas d’intérêt particulier ! Puis en route pour la côte sud du Portugal, la célèbre région de l’Algarve ….

On a le choix entre des grandes villes avec marinas etc. ou mouillages plus ou moins calmes mais plus « pittoresques ». On fera un peu des deux !

On commence par Alvor, mais avant d’y arriver nous passons devant une côte TRÈS découpée, un peu avant Lagos. Comme le vent n’est pas de la partie, nous en profitons pour nous approcher un peu !

Nous n’y restons pas longtemps car il y a beaucoup de monde et préférons aller voir cette lagune d’Alvor dont l’entrée étroite est ouverte à la navigation aujourd’hui : profitons-en !

Pour y entrer, un peu de courant avec nous (c’est la marée montante !) mais les bancs de sables nous attendent au « tournant » ! C’est à 4 reprises que nous « frottons » le dessous de la quille dans le sable (c’est bien, ça fait le carénage qu’on ne peut jamais faire proprement !). Après ces essais de passage, nous n’insistons pas mais nous mouillons quand même dans la lagune, avec d’autres voiliers et bateaux à moteur dans un espace assez large pour tous, juste après la passe d’entrée. Il y a environ 2.50m d’eau à la basse mer ! Ça suffira !

Le lendemain matin, nous allons, en annexe, vers le fond de cette lagune pour y découvrir d’anciennes salines qui servent de point de passage, ou plus, pour un grand nombre d’oiseaux. Ils la connaissent comme la deuxième plus grande réserve ornithologique du pays, autant dire qu’ils y font, eux aussi, un peu de tourisme ! Nous y surprenons des cigognes (par centaines), des flamands roses (nombreux aussi !), des hérons cendrés, des aigrettes et encore bien d’autres pas facile à identifier sans les approcher de trop près !

Le soir, avec le vent qui se lève, c’est le royaume des Kite surfs. Ils sont des dizaines, débutants ou confirmés, avec ou sans « foils ».

C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres navigateurs ! Oriane et Romain sont plus jeunes que nous et ont 2 enfants, Hugo et Tom, 3 et 5 ans. Ça nous a rappelé un autre voyage ! Ils remonteront le Guadalquivir pour aller visiter Séville et on les reverra peut-être à Madère ou ailleurs !

La ville d’Alvor n’a rien d’extraordinaire, elle est proche des grandes cités de Lagos et Portimão et donc très fréquentée par les touristes ! Les voiliers peuvent y aller mais le passage ne se fait qu’à marée haute et encore avec des tirants d’eau inférieurs à 2m ! Nous y déjeunerons tout de même de bonne façon, dans un resto essentiellement fréquenté par des locaux ! Pas cher, sans « chichi » et bon en plus !

L’escale suivante, après être ressorti de la lagune sans souci, c’est Portimão, pour y résoudre un souci technique, sans urgence, mais important : le remplissage d’une de nos 2 bouteilles de gaz !

Mais avant ça, nous longeons encore la côte, afin de profiter d’un petit mouillage très joli pour quelques heures à la Punta João de Arens.

Puis le soir c’est Portimão et sa marina à 1/2 tarif (pendant 5 nuits maximum) grâce au réseau de port Trans Europe. Merci au port du Moulin Blanc de nous y avoir inscrit !

Nous n’oublions pas de chercher une solution pour notre bouteille de gaz ! Je résume la situation : Nous avons à bord 2 bouteilles de 10 kg avec un robinet et embout « français ». Nous ne trouvons en Espagne et au Portugal, mais ça serait pareils dans d’autres pays, que des bouteilles avec des embouts « locaux ». Chaque pays a sa norme d’embout et de robinet ! Nous cherchons un robinet « local » SANS détendeur afin de vider (en plein air et à l’abri des fumeurs !) la bouteille « locale » dans la nôtre ! C’est assez simple dit comme ça ! Mais nous passons toute la matinée et une bonne partie de l’après midi à parcourir la ville et surtout sa zone industrielle et commerciale, à pied bien sûr ! Nous finissons par trouver ce que nous cherchons dans un dépôt de gaz Galp et il ne reste qu’à rapatrier le robinet et surtout la bouteille pleine jusqu’au bateau. Et là l’affaire se complique quand le taxi appelé pour cela refuse de prendre la bouteille et s’en retourne d’où il vient !! Pas prévu ça en plus …… Quelques minutes passent et la personne du dépôt nous propose très gentiment de nous la livrer à la Marina mais il faut rappeler un taxi pour nous deux car le livreur ne peut pas nous prendre dans sa camionnette de livraison.

Bref le tout arrive au port et il ne nous reste plus qu’à faire le transvasement. Pour cela nous sortons le bateau de la marina, le mettons au mouillage dans l’avant port et mettons pas moins de 2 h et demie pour finir notre travail proprement ! Il aura fallu toute la journée pour remplir la bouteille vide et même rajouter un peu dans l’autre ! Nous sommes donc avec de bonnes réserves de gaz et Joëlle pourra faire des gâteaux sans compter !

Le lendemain c’est lessive +++ et remplissage des réservoirs d’eau et de gasoil, sans oublier le bidon d’essence du moteur de l’annexe, qui ne consomme pas grand chose mais, de temps en temps, a soif !

Une petite visite dans la ville de Portimão en allant rendre la bouteille vide (et récupérer la caution du contrat !) ne nous donne pas plus que ça envie d’y rester !

De Portimão, nous repartons vers Faro pour y rejoindre Patrick et Christine de Chimère qui y sont depuis hier.

Faro et Olhão sont situées en fond d’une très grande lagune qui avance dans la mer. L’entrée est assez serrée et peut être « sportive » par vent fort et surtout grosse houle ! Ça n’est pas le cas quand nous nous y présentons et nous pouvons mouiller dans le large chenal entre Ilha Culatra et les bancs de sable au sud d’Olhão où Chimère nous attend. Une petite virée à Faro pour un « ravitaillement » nous montre une ville mignonne, mais sans grand intérêt si on y prend pas l’avion (aéroport international !).

Nous préférons nous attarder à Olhão, plus jolie et accueillante ….

Les activités du mouillages sont diverses et variées ! (lien)

Après ce mouillage fort sympathique, nous nous dirigeons vers la frontière Portugal / Espagne.

Une belle aiguillette est venue se perdre sur la ligne qui traîne à l’arrière de Kéjadenn. Elle était très bonne et nous l’en remercions !

Le port de Villa Réal do Santo Antonio

nous servira de base pour aller visiter Séville (Voir l’article suivant …) et préparer le départ pour Madère (eau, gasoil, nourriture fraiche et infos météo !).

Lisboa

A partir de Cascais nous avons pu aller voir Lisbonne et ses différents quartiers. Les trains sont fréquents (toutes les 20 minutes de 5h à 1h du matin !) et pas chers surtout si on prend la carte tous transports pour la journée ! Nous avons débuté par l’aquarium qui nous a pris un bon moment, en compagnie de Patrick et Christine (Chimère). Il est MAGNIFIQUE, grandiose et un minimum de la 1/2 journée pour tout voir, c’est pas trop ! C’était un dimanche du mois d’août, je vous laisse deviner le monde qu’il y avait. Nous nous y sommes pris de bonne heure pourtant et avions réserver nos billets par internet comme des « vrais geek » ! Mais l’internet en avait décider autrement et il a fallu attendre près d’une 1/2 heure pour avoir nos ticket et enfin rentrer …(Lien)

Un repas, le soir, au Time Out Market, où l’ambiance est « hot » et les plats « Muito bão » !

Ce marché est un lieu convivial où on choisit son plat dans un des nombreux stands et on vient le manger sur de grandes tables « communes » ! Rencontres garanties !

Puis le lendemain, ah non le surlendemain ! En effet le lendemain on nous réparait le frigo dans la marina de Cascais donc Patrick et Christine ont fait la visite de Lisbonne sans nous !

Donc le surlendemain nous sommes allés visiter Lisbonne et ses incontournables monuments et quartiers en prenant quasiment tous les transports disponibles ! (sauf les « tuk-tuk », trop chers !)

Nous avons pu éviter ces files d’attente grâce à la Lisboa Card qui regroupe la plus part des monuments et les transports pour 24, 48 ou 72h. Intéressante sur 24h pour au moins 3 visites dans la journée et les déplacements qui vont avec.

Du monde, il y en avait partout et surtout à l’élévador de Santa Justa. Mais la Lisboa Card ne faisait pas « coupe file » comme ailleurs ! Dommage….

Une visite aussi au musée de la Marine du Portugal (non inclus dans la Lisboa Card). Très jolies maquettes de navires anciens, très belles cartes anciennes aussi et pas grand monde, donc plus calme ! Autre avantage, et pas des moindres, nous étions au frais dans ce musée alors que le soleil chauffait dur dehors.

Portugal Suite 2

Une carte pour que vous suiviez notre périple dans ce magnifique pays !

Sortie d’Aveiro avec une houle un peu marquée mais n’interdisant pas la sortie pour Kéjadenn. Nous en partons avec la fin de la marée montante afin d’avoir suffisamment d’eau à « la barre » et nous allons à Peniche. Une nuit de navigation avec arrivée prévue au matin de demain !

Peniche

En fait le vent nous poussant bien (lien), nous arrivons à Peniche vers minuit et nous trouvons une petite place en bout du ponton d’accueil.

Un peu de repos et visite de la ville.

Demain c’est le 15 août et les statues à porteurs sont préparées pour la procession.

Une visite au musée de la dentelle (gratuit aussi !) est très instructive.

Une effigie en pleine ville pour le souvenir et des clubs de pratique pour initier la jeunesse !

Une soirée culturelle à écouter du Fado sur un parvis d’église et avant un repas de poisson bien copieux !

Une bouillabaisse poissons coquillages pour 2. Huuummm !!

Petite déception en rentrant : le frigo ne fait plus de froid, que se passe-t-il ??? Donc l’achat de glace reprend et nous cherchons un frigoriste …

Un tour dans les terres ! Alcobaça et Obidos

Patrick et Christine (Chimère) ont des amis à Obidos qui leur prêtent une voiture pour 2 jours ! Nous en profitons pour nous rendre dans l’intérieur du pays avec eux.

Le monastère d’Alcobaça est dédié à l’histoire de Pedro et Inès, une histoire d’amour impossible ! (lien)

Aaahhh l’Amour, l’Amour ……

Route vers Obidos après un pique nique dans le jardim do amor.

Un village médiéval avec des rues en pente, un petit musée de marionnettes et un joli château fort très visité !

Cascais

Entre Peniche et Cascais, une navigation de nuit aussi ! mais avant que le soleil se couche, des dauphins sont venus jouer sous l’étrave de Kéjadenn. Leurs jeux étaient plutôt érotiques ….

Au passage du Cabo da Roca (pointe la plus à l’ouest de l’Europe continentale !), le phare qui a une portée de 25 miles nautique est resté invisible. La cause n’était pas son extinction mais un gros paquet de brouillard comme du coton ! L’arrivée sur l’embouchure du Tage, à Cascais était beaucoup plus claire et dégagée, c’était plus confortable pour poser l’ancre devant la plage parmi les autres voiliers et les bateaux de pêche.

Avec ses maisons chics et ses décorations de rues …

Le frigo suite : Un vendeur de frigo nous met en relation avec un réparateur frigoriste. Une petite fuite dans le circuit de gaz a permis à l’huile du compresseur (l’ancien) de s’y introduire et donc empêcher un bon fonctionnement. Il fait le vide, aspire toute l’huile et injecte un produit qui bouche les trous avant de remettre la bonne dose de gaz. Et ça y est ça remarche. J’espère pour un temps plus long !!

Le train de Cascais à Lisbonne est disponible toutes les 20 minutes et nous profitons donc des transports en commun, peu chers, pour y aller en compagnie de Patrick et Christine (Chimère) qui nous ont rejoint au mouillage……

Portugal suite 1

La Vallée du Douro

Location d’une voiture pour la journée afin de visiter un peu l’intérieur du pays et surtout la Vallée du Douro où est produit le vin qui servira à fabriquer le Porto.

Paysage de collines et même de moyennes montagne vers Acoura (près de 1000m d’altitude!) couvertes de pieds de vigne.

Après avoir vu, à Pinhão aussi, sans déguster( trop cher : 25€ pour goûter 3 ou 4 vins!!) une quinta et même deux, nous décidons de faire route vers Acoura, où des passerelles en bois sont exceptionnelles !

Beaucoup de virages dans des routes de montagnes pas toujours très larges ni des mieux revêtues !

Bref trajet un peu long mais les passerelles sont effectivement grandes et impressionnantes !

Puis retour au bateau avec épisode « ravitaillement » au supermarché local (Continente), en profitant du coffre de la voiture pour faire le plein de courses pour le bateau !

Le mauvais temps qui sévit dans le golfe de Gascogne (tempête sur le Finistère) nous oblige à rester encore un peu à la marina ! La houle qui cogne sur les digues à l’entrée du Douro fait des vagues qui passent par dessus ces digues et la houle rentre en partie dans le fleuve. Cela donne des mouvements aux bateaux sur les pontons qui bougent eux aussi (lien). Des rappels très forts sur les amarres qui cognent dans les chaumards ! Inconfort total les deux nuits que nous passons « coincés » à la marina. Un jour presque entier dans le bateau car il pleut +++ et le lendemain un tour en bus vers Porto pour une dernière visite du centre historique. Le bus nous fait passer par la ville de Gaia (rive droite du Douro) et tous les quartiers « populaires » qu’il traverse.

La sortie de Porto se fait sans encombre en compagnie de Chimère (RM12M) qui va vers Nazaré. Nous c’est bien vers Péniche que nous mettons le cap, car l’entrée d’Aveiro est limitée aux navires de plus de 15 mètres à cause de la barre d’entrée ! Et la marine portugaise ne badine pas avec les interdictions d’entrée ou de sortie des ports qu’elle contrôle !

Finalement on apprend en partant que l’accès à Aveiro est à nouveau autorisée, alors on y va!

Ria d’Aveiro

Aveiro est qualifiée de « petite Venise portugaise » à cause de ces canaux qui traversent la ville et des barques de pêche qui ont été reconverties pour balader les touristes sur ces canaux !

Les images peintes sur les poupes ou les proues de ces barques de pêche peuvent être « pieuses » ou « libertines », car c’est bien connu : pour faire tenir les hommes dans les efforts il n’y a que la prière ou les femmes !

Voici quelques exemples d’azulejos que nous avons pu voir à Aveiro, et il y en avait beaucoup !

Il y en a de plus modernes mais sans les carrelages !

Après ce petit tour en ville, nous sommes allés mouiller dans la lagune. Sans y rester la nuit car le vent soufflait fort et le fond pas très accrocheur pour notre ancre. C’est plat et calme malgré l’environnement industriel qu’il y au sud de cette lagune protégée.

Au moment où je trouve le temps d’écrire ces quelques lignes, nous sommes déjà dans le sud du Portugal et je vais essayé de rattraper le « retard » accumulé depuis quelques jours afin que toutes et tous, vous puissiez nous suivre avec le moins de décalage possible ! Donc à venir les étapes suivantes : Péniche, Cascais, Lisbonne ……